Bejaia - Revue de Presse

Tala Hamza (Bejaia)



La gestion du maire sortant, objet d’une campagne virulente La commune de Tala Hamza, distante de Bejaia d’une dizaine de kilomètres, vit à l’instar des autres communes de la wilaya, au rythme des élections locales. La campagne bat son plein et reste marquée par la «prouesse» de l’équipe sortante qui a réussi à faire l’unanimité contre elle. Après 18 mois passés à la tête de cette commune, traversée par la RN75, l’équipe sortante est la cible de tous les postulants ainsi que du mouvement associatif. L’affaire des 27 logements squattés, la non-exploitation de la seule structure pour les jeunes qui a servi auparavant de cantonnement pour la police communale, l’absence de trottoirs et de passerelles mettant ainsi en danger la vie des écoliers qui prennent le risque de traverser la route nationale, sont les premiers points soulevés par la population de cette commune qui reproche au maire sortant de ne pas avoir fourni d’efforts pour venir à bout de ces problèmes, «pourtant faciles à résoudre.» Selon des membres du mouvement associatif, que nous avons rencontrés hier, le maire sortant avait promis, dès son élection, en novembre 2005, d’apporter des solutions. Cependant, une fois élu, le premier magistrat de la ville a, toujours selon eux, «tourné le dos à toute la population à qui il reproche de ne pas avoir voté en sa faveur lors des élections partielles», se contentant ainsi «de travailler pour un seul village, celui dont il est originaire», affirment bon nombre de candidats aux prochaines élections qui rejoignent ainsi dans leurs déclarations les critiques de la population. L’ensemble des candidats de tous les partis politiques insistent pour que les citoyens aillent voter le jour J, et ce, disent-ils, «pour faire barrage à une équipe qui a brillé par son absence, 18 mois durant.» En outre, selon nos interlocuteurs, l’Etat a octroyé à la commune un programme de 130 logements sociaux que l’équipe sortante aurait refusé, arguant le motif de l’absence d’assiettes foncières. Une décision qui a soulevé l’ire des citoyens, notamment ceux qui sont demandeurs de logements depuis plusieurs années. Dans leur offensive contre le «mal aimé», les animateurs du mouvement associatif soulèvent également le problème lié à la sécurité. En effet, Tala Hamza a été investie plusieurs fois par les terroristes avant la grande offensive menée en mars dernier par les forces combinées, qui s’est soldée par l’élimination de la ‘katibat Ibn Ziad’. L’épisode des Archs, qui a amené le départ de la gendarmerie de certaines régions de Kabylie, avait manifestement favorisé l’insécurité dans cette région. Par ailleurs, aucune initiative n’a été prise par l’équipe sortante pour la réhabilitation de la zone d’activités (ZAC) de cette commune aux revenus fiscaux insignifiants par rapport aux exigences toujours croissantes de la population, notamment l’épineux chapitre de la création d’emplois.
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