Bejaia - Revue de Presse

Le point



Trois précautions valent mieux qu’une Conquérir le pouvoir central peut dispen-ser de s’acharner à conquérir le pou-voir local, c’est-à-dire les collectivités locales quand l’administration locale détient le vrai pouvoir local comme relais du pouvoir central. N’est-ce pas que les walis peuvent relever de leurs fonctions les élus locaux, même s’ils doivent d’abord obtenir le quitus du pouvoir central? Le président d’APC de Bejaia, nouvellement nommé à cette fonction, a été démis de ses fonctions après les dégâts commis par les récentes intempéries. S’il est vrai que l’APC a été défaillante dans les travaux de «curage» des canalisations, de vérification de l’état des «regards», il conviendrait quand même de souligner que des quartiers entiers de la nouvelle ville ont été construits sans réel accompagnement par des canalisations d’évacuation des eaux de pluie. Ils sont, de ce fait, devenus des piscines mortelles. A qui la faute quand ces constructions ont vu leur réalisation débuter depuis plus de deux décennies? Le wali est bien sûr obligé de réagir puisqu’il est le garant de la «sécurité» et des missions de souveraineté. Mais c’est toujours aux élus qu’on fait endosser toute la responsabilité alors qu’il faudrait également voir ailleurs. Quelles sont, au fait, les prérogatives des élus locaux pour que les populations se mettent à espérer que leurs problèmes soient pris en charge et même résolus par ces élus, lesquels, il est vrai, en tant que candidats, avaient trop promis tout en sachant qu’ils ne disposeront pas de moyens de leur politique? Le pouvoir avait élaboré les lois de commune et de wilaya de façon, d’une part, à ce que ces assemblées locales ne puissent pas devenir autonomes, d’autre part, à ce que lui-même puisse pouvoir disposer des moyens de les contrôler, de les maîtriser et même de les sanctionner. De là, à dire que dans les conditions actuelles, les assemblées élues locales peuvent régler les problèmes de logements ou d’emplois pour les administrés, il n’y a qu’un pas qu’il ne faudrait jamais franchir. Cependant, il faudrait relever que les présidents d’APC ne s’en étaient jamais plaint publiquement auprès des autorités ou des populations, alors qu’ils se devaient de jouer franc jeu avec leurs électeurs. Cela donne l’air que le pouvoir craint de se faire bousculer par des partis qui pratiquent réellement l’opposition. Trois précautions ont été prises. La première est la création d’une deuxième chambre parlementaire. La deuxième est la création du tiers présidentiel dans cette chambre parlementaire. La troisième est l’absence de prérogatives de pouvoir local dans les codes de commune et de wilaya.
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