L’affichage anarchique règne en maître
Les acteurs politiques continuent de mener campagne pour leurs listes respectives en s’adressant aux électeurs via les moyens légaux.
Outre les meetings et conférences, qu’on abandonne désormais en raison de la défection du public, les candidats ont recours à l’affichage sur les sites réservés à cet effet. A Bejaïa, plusieurs centaines de placards ont été conçus pour cette campagne. Leur nombre varie en fonction de la densité de la population ; cela va de 10 sites pour la plus petite commune jusqu’à 30 pour la plus peuplée, en l’occurrence la commune de Bejaïa. Mais, l’utilisation de ces espaces n’obéit à aucune règle, tel est le constat visible dans les quartiers, villages et villes de la Basse Kabylie. L’affichage reste, en effet, le point noir habituel des campagnes électorales. Au-delà de l’atteinte à l’environnement qui en découle, c’est l’éthique politique et le civisme des partis en lice qui en prennent un coup. Les sites officiels retenus pour la publicité électorale sont exploités anarchiquement, et ce ne sont pas les citoyens qui constatent cet état de fait au quotidien qui vont nous contredire. En effet, il arrive que des partis collent leurs affiches sur l’emplacement réservé à leurs concurrents, ou sur d’autres affiches concurrentes, une manière de dire «pousse-toi que je m’y mette!» Pis encore, tous les endroits susceptibles de contenir une affiche sont exploités, sans se soucier même du caractère privé du lieu, de l’image des villes et des villages. Par ailleurs, les affiches des dernières élections législatives sont encore là, côtoyant allègrement celles des locales. Elles ne se distinguent d’ailleurs que par leur état. De quoi perdre la tête! Ainsi, l’anarchie règne en maître et la loi est bafouée, partout, par ceux-là mêmes qui sont censés l’appliquer. Ceci dit, l’affichage à lui seul indique clairement l’état d’esprit des postulants. Comment se fait-il qu’un politique puisse faire preuve d’autant de dérapages? Comment se fait-il que l’administration ne bouge pas et laisse faire?... Des questions que l’homme de la rue se pose, avec cette conviction que le comportement respectueux des règles et des lois pourrait à lui seul redonner confiance aux citoyens aussi bien par rapport à l’administration qu’à la classe politique. Le citoyen a donc besoin d’actes concrets illustrant la volonté de changement. L’affichage aurait pu constituer une opportunité de le signifier. Une autre occasion ratée !
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com