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Nous attendons les recommandations de la commission d'enquête pour agirAbdelhaq Boudraâ. directeur des œuvres universitaires de Béjaïa



Nous attendons les recommandations de la commission d'enquête pour agirAbdelhaq Boudraâ. directeur des œuvres universitaires de Béjaïa
-Quatre étudiants sont sous contrôle judiciaire depuis juin dernier. Les associations et les comités des cités universitaires les accusent de corruption. Que s'est-t-il passé 'Ce groupe de jeunes a fermé par la force durant 18 jours la direction des œuvres universitaires. Les quatre mis sous contrôle judiciaire ont été identifiés comme étant les meneurs de cette action. Ce même groupe a été à l'origine de l'empêchement encore une fois par la force de la tenue de la réunion que nous avons organisée avec les travailleurs et leurs représentants syndicaux de la cité universitaire Iriyahen, qui s'est tenue au sein de la direction des œuvres universitaires. Le jeudi 30 mai, nous avons décidé de saisir le wali afin de réquisitionner la force publique pour l'ouverture de la DOU.
Les travailleurs sont venus le jour de la réunion pour justement dénoncer les pratiques de ce même groupe d'étudiants issus de cette cité. Le dimanche d'après, soit le 2 juin, le même groupe revient à la charge et ferme à nouveau la direction. Nous avons encore une fois sollicité les services de l'ordre public pour l'ouverture de la direction. Cela ne les a pas dissuadés, puisque dans la nuit du 2 au 3 juin, ce même groupuscule d'étudiants déclenche une vague d'émeutes. Ces violences se sont soldées par l'arrestation de quatre étudiants qui sont toujours sous contrôle judiciaire.
-Une commission d'enquête nationale a été dépêchée par le ministère de l'enseignement supérieur à la fin du mois de juin dernier. Avez-vous reçu les conclusions de cette commission '
Dans la nuit du 2 au 3 juin, ces étudiants ont déclenché une série de violences sans précédent, saccage des administrations des cités universitaires, en l'occurrence celles d'Iryahen et du 17 octobre, ils ont même incendié les lingeries et une salle de sport, une opération très dangereuse qui a mis en danger la vie des étudiantes et des étudiants. Cependant, des milliers d'étudiants soutenus par les travailleurs et les enseignants ont marché le 10 juin pour se démarquer de ce groupuscule et ils ont revendiqué une commission d'enquête pour punir les responsables. La commission d'enquête composée de cadres de l'office national des œuvres universitaires et des inspecteurs du ministère de l'Enseignement supérieur s'est effectivement déplacée à Béjaïa à la fin du mois de juin pour mener son enquête. Nous attendons les recommandations de la commission pour agir.
-Vous avez décidé d'expulser plus de 1000 résidents des résidences universitaires. Avez-vous agi sur recommandation de cette commission '
Non. Les 1467 étudiants concernés par cette décision ont consommé leur droit à l'hébergement. Il s'agit d'une opération d'assainissement prévue par la réglementation. L'article n° 6 du règlement intérieur des cités universitaires stipule qu'«un étudiant qui accuse trois ans de retard pédagogique ou dépasse les 28 ans n'a plus le droit a l'hébergement». Vous avez des étudiants qui ont quatre ans de retard pédagogique, qui n'ont pas renouvelé ni payé leurs loyers depuis quatre ans, il faut mettre fin à cette anarchie. Je ne fais donc qu'appliquer la loi. Seulement voilà, les étudiants concernés peuvent toujours utiliser leur droit de recours. D'ailleurs, j'ai instruit par écrit les directeurs des résidences de procéder à l'installation des commissions de recours. Ces demandes seront traitées au cas par cas.
En d'autres termes, nous allons tenter en priorité de rattraper les étudiants en fin de cycle, même si ces derniers accusent des retards pédagogiques. Certains d'entre eux auront le droit de continuer à bénéficier de chambre à condition d'améliorer leurs résultats pédagogiques. Pour ce faire, ils doivent signer un engagement écrit. D'autres cas seront aussi traités, notamment ceux issus de milieu social défavorisé ou encore les handicapés. Ces décisions sont motivées par des objectifs à atteindre, à savoir le rétablissement de l'ordre et la sécurité au sein des résidences dans le strict respect de la réglementation en vigueur. Cela nous permettra aussi de nous consacrer à l'amélioration des prestations offertes aux étudiants.
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