Bejaia - Revue de Presse

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Les patrons du BTPH inquiets La situation du secteur du bâtiment et des travaux publics et hydrauliques à Bejaia va mal. Les opérateurs de ce secteur le font savoir. Réunis le 12 mars 2008 pour évaluer la situation du secteur, des entrepreneurs et des promoteurs immobiliers ont été unanimes à relever la nécessité de soulever certaines revendications «sans lesquelles la situation ne ferait que s’aggraver». Tel que formulé dans leur plate-forme de revendications, il s’agit d’abord du déplafonnement du coût de cession du logement LSP. En d’autres termes, les opérateurs demandent un alignement sur le prix plafonné appliqué à Alger et dans six autres wilayas du pays. Celui-ci qui est de 2 millions de dinars devrait, si la revendication est satisfaite, passer à 2.500.000 dinars. «Le prix de revient d’un logement LSP à Bejaia s’est élevé, en 2007, à 1.450.000 DA», cite comme exemple cet entrepreneur qui précise cependant que «ce prix ne comprend pas les coûts du terrain, l’étude, le CTC, le LNHC et les garanties». Et d’ajouter: «Le même logement est passé, en mars 2008, à 2.037.530 DA, pour être cédé à 2.000.000 DA». L’augmentation de près de 41% est, selon notre interlocuteur, induite essentiellement par la flambée des prix du ciment et du rond à béton. L’autre souci des opérateurs réside au niveau de la publication des indices de révision des prix qui devrait se faire trimestriellement. Le réajustement des prix des marchés publics par l’application d’un coefficient forfaitaire, avec effet rétroactif à partir de janvier 2008, et l’indexation des indices de révision sur les prix réels du marché sont d’autres points qui préoccupent également les patrons du bâtiment. Afin d’appuyer leur plate-forme de revendications, ils ont décidé un mouvement de protestation. Un arrêt des chantiers est, en effet, prévu du 22 au 26 mars 2008 par l’ensemble des opérateurs du secteur. Ce mouvement sera accompagné, nous précise-t-on, par «l’envoi d’une lettre ouverte au président de la République pour, non seulement, le tenir informé de la situation, mais aussi pour lui demander d’intervenir pour des solutions idoines». Ali Karimou
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