Questionnements - «Pourquoi l'administration et le ministère ferment-ils les yeux sur les dépassements de certaines personnes qui ont fermé des départements devant les étudiants et marchandé sur leur dos '»
Suite aux violences qu'ont vécues les universités de Batna et de Khenchela, le ministère de l'Enseignement supérieur a décidé d'envoyer deux commissions pour enquêter sur les véritables causes de ces graves affrontements dont les acteurs n'étaient que des étudiants affiliés à des organisations estudiantines, des disputes ayant causé, pour rappel, des blessés parmi les étudiants et l'arrêt des cours pendant presque une semaine.
Mais les questions qui se posent et que posent de nombreux étudiants ici Batna sont : «Pourquoi les commissions d'enquête ne se dépêchent-elles qu'après le drame ' Pourquoi, on n'arrive pas à prévenir, à gérer les crises bien avant leur explosion ' Et pourtant, cela fait longtemps qu'on sait qu' il existait des problèmes, des mouvements de grève qui ont duré des mois dans certains départements de l'université de Batna comme c'est le cas des départements d'informatique, d'architecture et d'économie par exemple. Pourquoi cet engrenage ' Pourquoi l'administration et le ministère ferment-ils les yeux sur les dépassements de certaines personnes qui ont fermé des départements devant les étudiants et ont marchandé sur leur dos '», s'intérroge un groupe d'étudiants poursuivant des études en hygiène et sécurité. Ces jeunes affirment qu'ils sont entre le marteau et l'enclume, pris entre le diktat des organisations et le silence étrange et insupportable des responsables de l'université.
«A part un mouvement ou deux qui avaient des raisons d'être clairs, presque toutes les autres grèves qui ont touché notre département étaient illégales», ajoutent nos interlocuteurs.
Cela signifie que le malaise n'est pas nouveau et la situation tendue depuis presque deux années a fini par exploser.
Il est à noter que la décision du ministère de l'Enseignement d'envoyer une commission d'enquéte à l'université de Khenchela, qui a connu elle aussi des mouvements de violence, a été précédée par une requête des citoyens et des sages de cette région adressée aux autorités locales. Ces dernières ont été interpellées pour se pencher sérieusement sur ce problème et éradiquer ce phénomène de violence qui gagne ces lieux de savoir censés être un lieu d'échange culture, de respect et d'acquisition de savoir afin de mettre fin aux dérapages de certains étudiants. D'ailleurs, par peur de débordements et de pourrissement, certains parents d'étudiants ont même exhorté leurs enfants à quitter momentanément les résidences universitaires de Khenchla.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com