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Les derniers incidents ont eu lieu à Khenchela et Batna Vent de violence sur les campus



Les derniers incidents ont eu lieu à Khenchela et Batna
                                    Vent de violence sur les campus
Danger - Les graves incidents et les affrontements entre étudiants signalés au début de ce mois de mars au sein des universités de Batna et de Khenchela témoignent des dangers de la situation que vivent certaines de nos universités.
Eclaboussée déjà par les classements mondiaux en matière de qualité d'enseignement et de production scientifique, l'université algérienne semble, aujourd'hui, perdre le peu qui lui reste ' la sérénité. Quand le niveau baisse, la discipline manque et les lois ne sont pas respectées. Il est clair que cela ouvre la voie à l'incompétence, à la manipulation et à la violence' la liste des insuffisances est malheureusement longue.
Ce qui s'est passé à l'université de Batna où les étudiants en sont arrivés aux mains et se sont affrontés avec des barres de fer, des bâtons, des armes blanches , des couteaux et des haches, est un fait extrêmement dramatique et inédit dans l'histoire de cette université.
Certes, les mouvements de protestation, notamment les grèves, ont existé bien avant et continuent de marquer toujours nos universités,mais jamais la situation n'avait atteint ce stade de dégradation. Et ce qui s'est passé à Batna en ce mois de mars ne peut en aucun cas être justifié.
On se souvient, par exemple, des grands mouvements de contestation qu'ont connus les universités d'Alger et de Tizi Ouzou dans les années 2001 et 2002.
A cette époque-là, la protestation était importante, mais il n'y avait pas de dérapages de l'ampleur de ceux auxquels on a assisté à l'université de Batna. En 2001 à Alger ou à Tizi Ouzou, bien qu'il existait une divergence au sein des étudiants sur certaines questions liées à l'université, aucun incident grave n'a été enregistré.
Autrement dit, aucun étudiant n'avait osé utiliser la force contre son camarade pour lui imposer sa vision des choses.
Et pourtant, à l'époque, le climat était plus tendu et sensible à cause des évènements tragiques qu'avait connu la Kabylie. Au contraire, les étudiants étaient plus prudents et se respectaient et chacun respectait l'opinion de l'autre même s'il ne partageait pas son avis.
Et c'est ainsi que devrait être, normalement, l'université. On peut régler tous les problèmes grâce à la concertation et au débat fondé sur le respect et la compétence pas par la force, l'incivisme et le chantage. Mais aujourd'hui, la réalité est là, elle saute aux yeux : l'image de l'université a changé.
Quand on assiste aujourd'hui à de telles scènes de violence où un étudiant poignarde son camarade, il y a de quoi s'alarmer. Pis encore, cela confirme que l'université ne traverse pas seulement une crise de manque d'encadreurs et de moyens, mais elle est sur un brasier et les feux sont au rouge.
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