Décision - L'administration de l'université de Batna a décidé la suspension de toutes activités des organisations estudiantines, le renforcement du contrôle au sein de ses département et la poursuite judiciaire contre les instigateurs des troubles et des violences.
Au lendemain des graves incidents qu'a connus l'université de Batna pendant deux jours consécutifs, les 04 et 05 mars derniers, l'administration de cette université a décidé, lors d'une réunion extraordinaire consacrée à cette crise, la suspension pure et simple des activités de toutes les organisations estudiantines et ce, jusqu'à nouvel ordre.
Comme il a été décidé de l'obligation de recourir à la force publique en cas de besoin en vue de veiller à la sécurité des personnes et des biens à l'intérieur des facultés de l'université surtout après les débordements et les graves dépassements enregistrés dans l'enceinte de l'université El Hadj Lakhdar.
Par ailleurs, des mesures ont été prévues lors de cette réunion pour renforcer le contrôle au niveau des entrées et à l'intérieur des facultés de l'université et de ne tolérer aucune personne ou partie pouvant porter atteinte à la «réputation de l'université». Il a également été décidé de lancer des poursuites judiciaires à l'encontre des meneurs des grèves illégales. Ces mesures, bien qu'elles soient importantes pour instaurer une certaine discipline au sein de cette université qui connaît depuis quelques mois une véritable anarchie dans certains de ses départements, elles viennent, toutefois, selon de nombreux observateurs, un peu en retard.
Ce qui s'est passé au début de ce mois de mars restera un point noir et cet évènement est loin d'être normal. Ainsi, après avoir fermé les yeux sur plusieurs dépassements, notamment, sur des mouvements de grève qui ont paralysé certains départements comme celui d'hygiène et sécurité industrielle, pour ne citer que celui-ci, où les étudiants, pour rappel, n'ont repris leurs cours qu' à partir du mois de février dernier, soit quatre mois de grève, les responsables semblent décidés à prendre le taureau par les cornes afin d'éradiquer ce phénomène inquiétant et dangereux.
Le recteur de l'université de Batna, M. Moussa Zireg, qui a minimisé les faits au premier jour des affrontements en déclarant à la presse «qu'il s'agit de jeunes en situation difficile» et que «l'administration a repris le contrôle», semble, après la réunion extraordinaire, déterminé à assumer toutes ses responsabilités en tant que premier responsable de l'université et d'user de tous les moyens légaux pour combattre le règne de l'anarchie à l'université. «L'éveil des responsables vient en retard, et pourtant s'ils voulaient réellement régler le problème et anticiper les choses, ils auraient pu imposer la loi bien avant sur certaines organisations qui se cachent derrière les droits des étudiants pour imposer leur chantage. C'est la politique du laisser-aller, le manque de courage , la fuite en avant et la faiblesse de l'administration à agir dans les temps adéquats qui ont permis à n'importe quelle personne de fermer les portes des départements devant les étudiants et les enseignants», déplorent plusieurs étudiants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com