Algérie

Loi de finances complémentaire

Loi de finances complémentaire
La loi de finances complémentaire (LFC) pour 2015 est encore en préparation et la mouture finale est en cours.C'est ce qu'a confirmé hier sur les ondes de la radio nationale le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa. Sans en donner la teneur, il a seulement confirmé que cette LFC 2015 sera orientée vers plus de rigueur dans les dépenses publiques, avec une meilleure gestion et une plus grande rentabilité économique. Il a rappelé que cette LFC 2015 a été décidée en décembre dernier en Conseil des ministres après la chute des cours du brut et son incidence directe sur les recettes d'hydrocarbures algériennes. Avec la hausse vertigineuse des importations, qui avaient clôturé l'année 2014 à plus de 60 milliards de dollars, soit presque le niveau des recettes d'hydrocarbures, le gouvernement a décidé de mettre en place des «freins» économiques et financiers pour amortir la chute des recettes pétrolières, sur le sillage de la baisse des cours du brut à moins de 60 dollars/baril. «Les mesures prudentielles des années précédentes nous ont permis, a dit M. Benkhalfa, de parler plus de rigueur que d'austérité dans les dépenses publiques». «La LFC 2015 est en préparation», a-t-il affirmé, rappelant que les «mesures financières prudentielles adoptées n'ont pas mis l'Algérie dans une situation d'austérité mais de rigueur» dans la dépense publique. Maintenant, a-t-il expliqué, «on doit bien gérer les dépenses, les rendre plus performantes, plus rentables, les optimiser». La loi de finances complémentaire pour 2015, a-t-il également souligné, ne va pas toucher «le soutien des prix de large consommation, ni la politique sociale du gouvernement».Mais, «elle sera centrée sur une plus grande rentabilité de la dépense publique», insiste M. Benkhalfa qui a laissé entendre que le gouvernement ne va pas toucher ni rogner sur les dépenses de secteurs sociaux sensibles, dont les prix administrés ou les transferts sociaux. «La LFC 2015 sera centrée sur l'optimisation» des dépenses publiques, a-t-il rappelé. Déjà, le Premier ministre a annoncé que l'impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) et la taxe sur l'activité professionnelle (TAP) seront révisés dans le cadre de cette LFC 2015 pour soutenir l'investissement à la production. La loi de finances 2015 a prévu des recettes budgétaires de 4.684,6 milliards de dinars et des dépenses publiques de 8.858,1 md de dinars, avec donc un déficit budgétaire de 4.173,3 md de dinars (22,1% du produit intérieur brut, PIB). Par ailleurs, le ministre des Finances a rappelé également que «la baisse des prix du pétrole nous touche, mais également les autres pays» producteurs. «Depuis la baisse des cours, il y a eu des scénarios pour bien gérer cette phase, et nous prenons des mesures pour la loi de finances complémentaire 2015 et la loi de finances 2016 pour rentabiliser les recettes pétrolières», a relevé M. Benkhalfa qui a souligné que «la diversification de l'économie algérienne sera notre objectif avec la baisse des recettes pétrolières. Nos investissements seront dans les secteurs les plus productifs et nous allons exploiter les bassins financiers là où ils se trouvent, avec une diversification de l'économie» nationale. Quant à la position du dinar sur le marché des changes, il a expliqué qu'il existe «un dispositif qui surveille la parité du dinar.Pour autant, on doit améliorer notre comportement pour que notre dinar soit fort avec la compétitivité de notre économie. Le dinar sera fort lorsque la productivité sera plus importante, qu'il y aura moins de gaspillage et plus de rentabilité économique». Et puis le dinar sera fort lorsque «l'économie sera forte et compétitive», selon M. Benkhalfa, qui a préconisé «une meilleure gestion de la dépense publique sans toucher au pouvoir d'achat» des citoyens. «La balance commerciale et de paiement s'effrite et recule, reconnaît d'autre part le ministre des Finances qui a préconisé «une lutte permanente contre le gaspillage économique, dont les importations non ciblées», ainsi que «la spéculation qui fait bondir l'inflation», qu'il a située à 4%. Enfin, le ministre des Finances estime qu'il faut «améliorer la rentabilité de l'impôt et le moraliser», tout en luttant contre la fraude et l'évasion fiscales. «Payer ses impôts est une question nationale», a-t-il préconisé.


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