Algérie

Le chef du GSPC affilié, Abdelmalek Droukdel, au New York Times

«Nous et Al-Qaïda sommes un même corps» Le très sérieux journal américain le New York Times, a ouvert, hier, ses colonnes au chef terroriste du GSPC dit «Al-Qaïda au Maghreb islamique»(AQMI). Ainsi, Abdelmalek Droukdel, «l’émir» national du Groupe salafiste pour la prédiction et le combat (GSPC), a eu droit à cet exceptionnel privilège du célèbre journal. Dans plusieurs pages, il s’est épanché à répandre sa littérature guerrière via un canal qui lui assure un retentissement international. Le sinistre chef terroriste a répondu aux vingt questions qui lui ont été posées pas un groupe de journalistes que sont Souad Mekhennet, Michael Moss, Eric Schmitt, Elaine Sciolino et Margoy Williams, à Naciria. Droukdel a répondu en arabe et la cassette de l’enregistrement a été traduite et décryptée à New York, lit-on sur le site web du journal. Abdelmalek Droukdel a, d’abord, confirmé le lien charnel entre son GSPC et Al-Qaïda «qui ont un même corps».» Nous et Al-Qaïda sommes un seul corps et il est tout à fait naturel qu’on se renforce mutuellement avec tous les moyens», a-t-il asséné d’emblée sans toutefois préciser de quelle aide il bénéficie de la «SPA» de Ben Laden. Il ajoute que le gros de ses troupes est recruté, en majorité, en Algérie et dans les pays voisins comme le Maroc, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie. Droukdel soutient également que son mouvement dispose de sympathisants «en Europe et dans d’autres pays musulmans». S’agissant des attentats terroristes commis en Algérie, le sinistre Droudkel précise qu’ils sont exécutés par «des Algériens». Il concède, néanmoins, «qu’un nombre insignifiant de combattants proviennent d’autres pays voisins comme la Mauritanie, la Libye, le Maroc, la Tunisie, le Mali et le Niger». Tout en confirmant la responsabilité de son organisation terroriste dans les attentats perpétrés en Algérie, il nie avoir ciblé des civils en mettant ces accusations sur le compte «de la propagande des autorités». Le chef du GSPC nie que des «combattants» en Irak soient revenus en Algérie. Il confirme, cependant, que «beaucoup» de repentis, dans le cadre de la réconciliation nationale, ont repris le maquis. «C’est une preuve de l’échec cuisant de ce projet de Bouteflika». Interrogé sur les objectifs de la guerre que mène Al-Qaïda au Maghreb, Droukdel répliquera que «nous voulons en finir avec les supplétifs du colonialisme dans cette région et dont la preuve la plus irréfutable est la persistance du conflit du Sahara occidentale». Il en veut d’autant plus que le Maroc ferme les yeux sur «la prise de Ceuta et Melilla par les croisés espagnols». Le chef terroriste de sinistre mémoire n’hésitera pas à adresser ses menaces aux Américains via le New York Times. Il accuse, ainsi, Washington de «piller les richesses de l’Algérie, d’avoir installé une base militaire dans le sud du pays et d’avoir ouvert un bureau du FBI à Alger». L’ambassade américaine à Alger a, d’après lui, «presque les mêmes missions que celles des Etats-Unis en Irak, en se mêlant notamment de la politique algérienne». «Nous nous sommes retrouvés sur la liste noire de l’administration US, accusés de terrorisme. Puis nous nous sommes aperçus que l’Amérique construisait des bases militaires dans le sud de notre pays, organisait des manœuvres, s’emparait de notre pétrole et prévoyait de prendre notre gaz». Il dénonce également l’action des «Etats-Unis de vouloir créer des minorités religieuses en Algérie». C’est pour quoi, «l’AQMI n’hésitera pas à frapper les Etats-Unis quand nous le pouvons et où nous le pouvons, où que ce soit dans le monde». Abdelmalek Droukdel parle, dans ce cadre, de nouvelles attaques contre «les intérêts occidentaux en Algérie et dans la région du Maghreb sans préciser leur nature. A une question sur le «poids» du GSPC en Algérie, le chef terroriste estime que le «plus grand mérite était de survivre durant 16 ans et de continuer à opérer». Amine Makri
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