Algérie

Après des résultats mi-figue, mi raisin

Le SNTE veut le rachat au BEM Les épreuves du BEM «n’étaient pas abordables, notamment celles de mathématiques et de langue anglaise». Pour cette dernière discipline, l’on estime que «le sujet était très complexe». «Nous demandons, donc, le rachat des élèves qui ont obtenu la moyenne de 9/20». C’est ce qu’a déclaré, hier, Abdelkrim Boudjenah, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’Education (SNTE), lors d’une conférence de presse qui a eu lieu, hier, au siège de ce syndicat. «Nous avons des inspecteurs dans notre syndicat qui ont certifié que les sujets du BEM n’étaient pas à la portée de tous les élèves. Certains sujets étaient hors programmes tandis que d’autres ont comporté des anomalies à l’exemple de celui de géométrie», explique-t-il encore. Dans ce cadre, il ne manquera pas de tirer la sonnette d’alarme au sujet des sureffectifs, en terme de nombre d’élèves scolarisés dans les établissements moyens et qui «risquent de poser des problèmes à la prochaine rentrée». Les classes du moyen auront «pas moins de 45 voire même 50 élèves par classe», dit-il avec force argument. Sans omettre de citer des exemples concrets, la même source dira, au sujet d’un CEM de la capitale, qu’il a «déjà enregistré 2.400 élèves pour la rentrée 2008/2009. C’est excessif», dira l’orateur, avant d’ajouter qu’en «aidant ces élèves qui n’ont pas eu leur moyenne, on diminuera la surcharge dans les classes et on leur donnera une chance de continuer leurs études au secondaire», note-t-il. Dans le même ordre d’idées, l’orateur ne manquera pas de souligner qu’il est «injuste de juger un élève qui a travaillé durant toute l’année scolaire sur la base d’un examen, car il y a d’autres facteurs qui entrent en jeu comme le stress ou encore la peur. Il faut revoir le système de l’examen et cela est valable également pour le baccalauréat qui est considéré comme un examen décisif dans la vie d’un jeune», explique-t-il. Evoquant le syndicat et ses exigences, M. Boudjenah annoncera que le ministre de l’Education leur a promis une rencontre mais aucun contact n’a eu lieu jusqu’à présent. Et d’expliquer que «nous avons réclamé de revoir le statut particulier de certaines catégories de travailleurs du secteur, notamment les adjoints de l’Education ainsi que les professeurs certifiés qui ont été lésés par ce projet et qui souffrent de disparité, mais en vain», précise-t-il. Une rencontre avec le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia est, en outre, revendiquée «afin de débattre des problèmes des travailleurs de l’Education et de leurs statuts particuliers». Aussi, il indiquera, dans la foulée, que «c’est aux députés de soulever les problèmes des fonctionnaires au niveau de l’Assemblée nationale. Ce problème doit être réglé avant la prochaine rentrée sociale qui risque de débuter sur la base de conflit social». Quoi qu’il en soit, le patron de ce syndicat veut que les choses se passent bien dans le secteur de l’Education et il affirme se mobiliser pour ce faire. Samira Illoul
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