Algérie

Exposition «Calligraphies d’Orient» au Louvre des Antiquaires à Paris

Dialogue entre le signe et la couleur Entre peinture et écriture, Orient et Occident, l’exposition «Calligraphies d’Orient» présentée au Louvre des Antiquaires du 25 juin au 3 août prochains, met en avant le travail d’une dizaine d’artistes peintres, poètes et plasticiens contemporains, originaires du Moyen-Orient. Pour Brahim Alaoui, commissaire de l’exposition, elle s’inscrit dans un double héritage: celui de la calligraphie arabe et de la peinture européenne où «l’écrit se donne à voir tandis que le peint se donne à lire». On nomme calligraphie, l’art de tracer une écriture dotée formellement de propriétés esthétiques. Les Orientaux ont fait de la calligraphie «l’art suprême». «Cette exposition présente une sélection d’œuvres illustrant la calligraphie arabe classique, mise en résonance avec les œuvres d’artistes contemporains dont le travail se situe au croisement de la peinture et de l’écriture» explique Brahim Alaoui. Explorant la tradition calligraphique, Adonis, Mahjoub Ben Bella et Husseïn Madi pour ne citer qu’eux, en dégagent les aptitudes esthétiques jusqu’à les déployer dans l’espace pictural. En mêlant peinture de tradition européenne et calligraphie arabe, ces artistes font surgir de cette fascination réciproque une esthétique de métissage. Comme on le vérifie dans son tableau, Bashshaar Ibn Burd, (2004), l’œuvre d’Adonis, poète libanais d’origine Syrienne, est viscéralement liée au souffle de la langue arabe. Ses travaux embrassent aussi bien les domaines des créations plastiques, la peinture, les calligraphies, les collages mieux connus sous le nom de «raquimas», pages sur lesquelles on trouve à la fois l’écriture, la couleur et le dessin. Husseïn Madi est, tour à tour, dessinateur, peintre, sculpteur, graveur, graphiste, illustrateur, céramiste, mosaïste et caricaturiste. La diversité de ses talents trouve ses racines dans sa culture bipolaire, entre Orient et Occident, qu’exprime le tracé rigoureux de son dessin. Longtemps dominées par la graphie arabe, les créations de Mahjoub Ben Bella, né en Algérie, n’en ont conservé que le matériau pictural. Elles donnent à voir une œuvre dense qui s’inscrit dans un double héritage: celui de la calligraphie arabe et de la peinture européenne. Qu’il joue sur l’abondance des motifs ou sur les performances de sa gamme chromatique, l’artiste crée un constant et minutieux dialogue du signe et de la couleur. Du 25 juin au 3 août 2008, le Louvre des Antiquaires devient point de rencontre entre Orient et Occident. A travers la peinture écrite, les sculptures, les artistes qu’il présente expriment une «esthétique de métissage» qui rejoint certaines des préoccupations vibrantes de l’art actuel.
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