Algérie

Détenus probablement au nord du Mali

Les familles ont des difficultés à communiquer avec les otages C’est le statu quo pour les deux otages autrichiens enlevés au sud de la Tunisie, le mois de février dernier. Bien pire, le porte-parole du ministère autrichien des Affaires étrangères a confirmé, hier, les difficultés rencontrées par les familles des deux otages autrichiens détenus dans le nord du Mali à entrer en contact téléphonique avec eux. «Les familles sont très inquiètes à cause des nouvelles sur l’état de santé de l’un des otages. Hier, elles n’arrivaient pas à les joindre, ce matin non plus», a indiqué Peter Launsky-Tiefenthaldans dans une déclaration à l’AFP. M. Müller qui est, selon le ministère autrichien des Affaires Étrangères, un ami de la famille, avait déclaré que le contact téléphonique était rompu «depuis 48 heures». «Qu’ils nous appellent pour nous rassurer», avait imploré M. Müller. Une source proche du dossier avait affirmé vendredi à l’AFP qu’un des deux otages était «très souffrant». «On doit le mettre sous surveillance médicale, c’est urgent», avait précisé sous couvert de l’anonymat à l’AFP cette source proche du dossier, qui n’a cependant pas précisé l’identité de l’otage, ni le mal dont il souffre. Il pourrait s’agir de Wolfgang Ebner, 51 ans, qui avait annoncé mi-juin à son fils qu’il souffrait du choléra et du paludisme, lors d’une conversation téléphonique qui a été le premier signe de vie depuis 110 jours. M. Ebner et sa compagne Andrea Kloiber, 44 ans, originaires de la région de Salzbourg dans le nord de l’Autriche, ont disparu le 22 février dans le sud de la Tunisie. Selon des sources concordantes, ils se trouvent actuellement dans le nord du Mali. Ces dernières nouvelles tranchent un peu avec les dernières informations de la presse selon lesquelles de délicates négociations se poursuivaient depuis la semaine dernière au Mali pour obtenir leur libération. Les preneurs d’otages ont renouvelé, à maintes reprises, leur ultimatum dans l’espoir de voir leurs exigences satisfaites. «La cellule de crise qui travaille sur la libération [des deux otages] estime, en s’appuyant sur les informations dont elle dispose actuellement, que les efforts soutenus pourront se poursuivre après la fin de l’ultimatum». Bien que le gouvernement autrichien se refuse obstinément à «négocier avec les terroristes», une rançon de 5 millions d’euros aurait été évoquée, selon le quotidien viennois Kurier. Sollicitées par le gouvernement autrichien pour servir de médiateur avec les ravisseurs, les autorités libyennes ont nié, pour leur part, avoir noué des contacts directs avec Al-Qaïda au Maghreb, malgré des informations concordantes émanant de sources autrichiennes et maliennes. La Fondation Kadhafi , dirigée par Saif al-Islam, le fils du colonel Mouammar Kadhafi, a affirmé dans un communiqué publié à Tripoli qu’elle n’avait «procédé à aucune intervention ou effort et n’a pas eu de contacts directs ou indirects avec les ravisseurs, malgré les demandes adressées à la fondation et à son président». Saif al-Islam avait pourtant été sollicité directement par le leader autrichien d’extrême droite, Jörg Haider, qui affirmait, samedi dernier, avoir eu des nouvelles rassurantes de la part de son «très bon ami» libyen qui estimait que la crise «serait vite réglée». «Ce n’est pas une initiative de la Fondation, mais une initiative personnelle», a déclaré Haider, gouverneur de la province de Carinthie dans le sud de l’Autriche. La Fondation Kadhafi, louée pour sa contribution dans la libération de plusieurs groupes d’otages aux mains de mouvements armés islamistes ces dernières années, serait la mieux placée pour dénouer la crise actuelle, en payant elle-même la rançon si nécessaire. Les négociations semblent, néanmoins, avoir été sensiblement compliquées par les violents combats survenus entre l’armée malienne et les rebelles touareg dans le nord-est du Mali. L’attaque d’un convoi militaire dans la région de Kidal aurait provoqué la mort de huit soldats et l’enlèvement de 29 autres dont un officier.   H. Senouci
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