Algérie

Belkhadem est revenu, hier, sur son limogeage

«Mon départ n’a aucun rapport avec l’UPM» Quinze jours après son surprenant limogeage de la part du président de la République et une Omra aux Lieux saints de l’Islam, Abdelaziz Belkhadem a refait, hier, son apparition. C’était au Palais de la Culture de Kouba, à l’occasion d’une rencontre, à la veille de la célébration de la fête de l’indépendance. Habitué aux passages à la trappe et aux retours en grâce, c’est la culture du système dont il est un digne fils, Belkhadem affichait hier un grand sourire devant la meute de journalistes accourus aux informations pour en savoir davantage sur les raisons de son départ. «Je n’ai pas la folie des grandeurs de garder ad-vitam le poste de chef du Gouvernement», a-t-il notamment expliqué. Et d’ajouter juste après «je ne suis pas triste d’avoir quitté ce poste». Son départ, d’autant plus surprenant, a suscité moult commentaires. Certains observateurs l’avaient lié à ses déclarations sur l’UPM , qui auraient irrité Bouteflika. «On ne sait pas s’il faut discuter avec Paris ou Bruxelles», avait-il déclaré pour souligner l’ambiguïté du projet de Nicolas Sarkozy. Belkhadem revient donc à la charge sur cette question et appose un démenti catégorique. «Mon départ de la chefferie n’a absolument aucun rapport avec mes déclarations sur l’Union pour la Méditerranée comme l’ont écrit certains médias. Ça n’a pas non plus de rapport avec la prétendue création du poste de vice-président de la République car au FLN on n’a jamais demandé cela», a-t-il tranché sec. Au lendemain de son départ, la presse a souligné l’immobilisme de l’exécutif et son échec sur le plan économique. D’où une autre question qui lui a été posée pour savoir si son limogeage n’était pas lié à son échec sur ce plan. «Si c’était le cas, pourquoi les autres membres du Gouvernement sont toujours en poste ?», en répondant ainsi par une interrogation dans une sorte de défense de son bilan-action à la tête du Gouvernement. Cela étant, Belkhadem savait qu’il allait partir. «Mon départ du Gouvernement était prévu et prévisible», a-t-il expliqué en ajoutant, une fois de plus, que cela n’a rien à voir avec la question du poste de vice-président «qui n’est pas une revendication du FLN». En revanche, avant d’être remercié, le président Bouteflika l’avait reçu et informé. C’est du moins ce qu’il a dit en précisant que le président ne lui a pas expliqué les raisons de son limogeage. «Il n’est pas tenu de justifier mon limogeage». Il donnera quand même ce semblant d’explication à son départ de la tête du gouvernement: «Cela entre dans le cadre des situations normales du travail politique». Concernant une prochaine rencontre des ministres FLN avec Ahmed Ouyahia et sans confirmer, Belkhadem assure que «nous apportons notre soutien à toute action du Gouvernement». Concernant la révision constitutionnelle, un des chevaux de bataille du FLN, Belkhadem reste évasif en indiquant qu’elle pourrait intervenir au cours de ce mois de juillet, ajoutant dans le même sens qu’une session extraordinaire du parlement, réuni en congrès, pourrait intervenir ce mois. Quant à ses difficultés à l’intérieur de la maison FLN, Belkhadem dit être «un simple militant», avant d’ajouter que sa priorité, en tant que numéro «un» du FLN, est de préparer le congrès extraordinaire.   H. Senouci
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