Algérie

Alors que la campagne électorale entre dans sa deuxième semaine

Belkhadem prédit une large participation On ne sait pas sur quelle base le chef du gouvernement s’appuie pour annoncer une forte participation aux législatives le 17 mai prochain, car si l’on se fie aux échos de la campagne et la désaffection patente des citoyens, il y a lieu de craindre une forte abstention. «Les débuts de campagne (électorale) sont toujours timides, mais l’affluence constatée aux meetings est un bon signe pour une participation forte le jour des élections», a déclaré M. Belkhadem à la presse, en marge d’une conférence-débat à Alger. Mais outre cette «forte» participation prédite, et c’est normal pour un président de la commission nationale de préparation des élections, Belkhadem a abordé des sujets autrement plus intéressants, du point de vue des observateurs. D’abord la révision constitutionnelle sur la quelle il apporte un autre éclairage. En effet, selon lui, la voie parlementaire pourrait être empruntée pour l’accomplissement de ce chantier inscrit sur l’agenda politique du FLN et de la présidence de la République. Et ce sera donc une des premières actions de la future assemblée qui sera issue des urnes le 17 mai. Sachant qu’en politique il n’y a pas de hasard, il est fort possible que parce que l’on craint, en haut lieu, un taux d’abstention fort qu’on a choisi la voie parlementaire qui est d’un moindre risque politique. Dans le même ordre d’idée, Belkhadem dément l’intention qu’on lui prête de briguer le poste de vice-président et explique que dans la mouture de révision constitutionnelle, cette disposition ne figure même pas. Le chef du FLN a évoqué d’autres sujets en marge de son passage devant le FCE mardi. En particulier la question sahraouie au sujet de la quelle il n’a pas manqué de marquer son étonnement par rapport à la position des Américains. «Le peuple américain nous a toujours habitués au soutien du droit des peuples à l’autodétermination, nous nous étonnons que nos amis américains tournent le dos à la légalité internationale et au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination», a-t-il déclaré. Belkhadem s’est toutefois réjoui que le Conseil de sécurité ait «consacré le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination dans la résolution qu’il a votée» avant-hier. «Pour nous le soutien à la cause sahraouie et un soutien à la légalité internationale, au droit des peuples à l’autodétermination. C’est une question de principe.» Interrogé sur les relations entre l’Algérie et la France, il a précisé qu’elles avaient deux dimensions, «au niveau des peuples et au niveau des Etats». «Quelle que soit la nature du régime qui dirigera la France (après la présidentielle du 6 mai), les Français ont des intérêts chez nous et les Algériens ont des intérêts en France. Pour peu que les intérêts soient partagés et que nous travaillons ensemble dans le cadre d’un partenariat et de coopération mutuellement bénéfique, nous sommes disposés à développer nos relations avec le peuple et l’Etat français». Pour le traité d’amitié envisagé entre l’Algérie et la France, «s’il consacre le devoir de mémoire et fasse que la France officielle se démarque de la France coloniale, rien n’empêche sa signature», a-t-il estimé. «Mais si on tient à glorifier le colonialisme, nous en tant qu’Algériens, nous ne pouvons pas accepter que la tragédie qu’a vécue notre peuple durant 132 années, sous un colonialisme de peuplement, soit transformé en apologie», a-t-il affirmé.
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