Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Trabendo en Kabylie à l’approche de l’Aïd



Les localités envahies par le marché informel Les agglomérations de Kabylie, surtout les grands centres comme Tizi-Ouzou, Draa Ben Khedda, Boghni, Azazga ou Draa El Mizan sont, en ces jours de préparation de fête, bondées. A Tizi-Ouzou, les rues et les grandes artères de la ville, comme l’avenue Abbane Ramdane, la rue Lamali, la rue Moh Saïd Ouzeffoun et celles menant vers la gare routière sont envahies par les trabendistes qui activent à même les trottoirs qui sont devenus de véritables étals où sont exposés des articles en tous genres : vêtements, chaussures, articles ménagers, jouets, etc. Les vêtements pour enfants, notamment les vestes fourrées et les jaquettes de belle prestance, sont offerts à des prix défiant toute concurrence. Les chaussures et autres bottines pour enfants sont également cédées à des prix imbattables, pour la plus grande joie des familles. L’électroménager aussi est de la partie, et bien des ménagères se sont laissé attirer par tel ou tel article vendu à un prix attractif. A Draa Ben Khedda, c’est carrément toute la voie de chemin de fer, autour de la gare, qui est squattée par les marchands illégaux. Profitant de ce que le train ne passe plus en ces lieux, la voie ferrée étant en réparation, les trabendistes ont été jusqu’à cimenter la voie pour y construire des «gourbis» en tôle afin de les exploiter comme magasins. Les autorités locales ont bien essayé de réguler tout cela, mais il semble que la chose prend du temps. A Draa Ben Khedda plus qu’ailleurs, les trabendistes sont légion et les foules de citoyens, venus des villages et hameaux alentour, trouvent là l’occasion de chausser et vêtir les enfants, sans compter les articles ménagers qui trouvent toujours preneurs car cédés à des prix généralement à la portée de tous. A Boghni, les trabendistes sont «logés» généralement au niveau du marché, ce qui les prive cependant de la clientèle féminine. En ces temps de fête, les cordons de la bourse sont assez faciles à se desserrer et tout le monde profite de cette situation : les enfants, les ménagères et surtout les marchands qui font leurs meilleures affaires. Seuls les pères de familles sont pris entre deux feux : faire plaisir aux enfants et à l’épouse ou faire attention au budget de plus en plus maigre. L’Aïd, c’est connu, est le temps des dépenses, et les pères de familles, qui le savent mieux que quiconque, se sont préparés comme ils le peuvent pour cette circonstance. M. Chabane
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