La plupart des commerces fermés à Tizi-Ouzou
En ces jours de fête, un gros problème reste posé à Tizi-Ouzou, celui de la rareté du service public…
Les taxis qui, généralement, sont faciles à avoir les autres journées, sont devenus extrêmement rares, pour ne pas dire totalement absents en cette journée où beaucoup de monde en a besoin. Les taxis ont effectivement carrément disparu des stations, les deux jours de l’Aïd. Les fourgons de transport de voyageurs se sont faits également des plus rares. Aussi, se déplacer est-il devenu un véritable problème en cette fête. Lors de l’attribution des licences de taxi ou de transport de voyageurs a-t-on fait comprendre à ces propriétaires ce qu’est un service public ? Il semble bien que non. Passe encore pour les taxis, il n’y a qu’à se déplacer à pied ou à attendre la bonne volonté d’un chauffeur; mais les boulangers dont la plupart se sont remis d’instinct à la pâtisserie les deux jours de l’Aïd, c’est tout simplement inouï! Citons également ces autres marchands qui ont cessé toute activité pour cause de fête, tels les marchands de légumes qui pensent que se reposer trois jours, voire plus, est normal. Ainsi, à Tizi-Ouzou, comme d’ailleurs à travers les villes de l’intérieur de la wilaya, les marchés sont tout simplement fermés depuis mardi dernier. Les rares marchands qui activent encore proposent uniquement des fruits: oranges, bananes, pommes, etc. Pour les légumes, il faudra attendre samedi. Les restaurants sont eux aussi fermés, et le voyageur qui s’aventure à Tizi-Ouzou ces jours-ci devra se serrer la ceinture ou prévoir un en-cas. Fermés aussi tous les services publics, mis à part les hôpitaux et les officines pharmaceutiques. Curieusement, les bars sont, eux, restés ouverts. Les gens commencent à être habitués à ces fêtes tristes, constatant, de guerre lasse, que tous les ans c’est la même situation qui se répète. On se demande qui devra veiller à ce que les uns et les autres respectent certaines exigences de leur métier. Le boulanger qui se rabat en ces jours de fête sur la pâtisserie; le taxi qui refuse de travailler car c’est l’Aïd, prétextera-t-il; le fourgon du transporteur de voyageurs, le gargotier qui ferme ou encore le marchand de légumes qui se repose durant trois jours, n’est-ce pas que quelqu’un se doit d’intervenir pour mettre le holà à cette anarchie fortement préjudiciable pour le citoyen ? L’Aïd, c’est bien, on le fête en souvenir du sacrifice d’Abraham, mais pourquoi ne pas se souvenir que le service public existe même durant cette commémoration ?
Il faut cependant reconnaître que le mauvais exemple vient d’en haut. La poste qui ouvre ses portes à 8h10 et qui laisse les clients attendre durant au moins une vingtaine de minutes; le maître d’école qui déserte sa classe pour aller faire ses courses; l’employé de l’APC qui vaque à ses occupations personnelles…, les exemples sont foison. Il semble, en fin de compte, que nous tous devrions apprendre à mieux faire notre devoir avant de demander nos droits.
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M. Chabane
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com