La stèle érigée à la mémoire de l'écolier, Hocine Chaïbet, assassiné lors des événements du Printemps noir de Kabylie en 2001, dans la commune d'Aït Yahia Moussa, a été saccagée, dans la nuit de mercredi à jeudi, par des individus non identifiés.Erigée sur le lieu même de son assassinat, le 28 avril 2001, entre un immeuble en face de l'ex-mairie et l'enceinte de la sûreté semi-urbaine, encore non opérationnelle, la stèle de ce collégien de 15 ans tombé sous les balles des gardes communaux a été tout simplement réduite en ruine.
Un acte qui n'a pas manqué de susciter colère et indignation parmi les habitants de cette localité qui s'interrogent pourquoi un tel acte abject dans le contexte actuel. "Ils ont tué une deuxième fois Hocine.
Je condamne énergiquement cet acte criminel", nous a déclaré, fou de rage, le frère de ce jeune martyr. "C'est ignoble ce qu'ont fait ces personnes. C'est une atteinte à la mémoire du martyr. Les auteurs de cette démolition doivent être punis pour leur acte", a ajouté un militant politique de la région. Selon nos informations, le P/APC a déposé une plainte contre X et les gendarmes ont ouvert une enquête.
Sur la plaque commémorative de cette stèle réalisée par l'APC peu après les événements de 2001, on pouvait lire : "Ici est tombé sous les balles assassines des gardes communaux, le 28 avril 2001, le jeune Hocine Chaïbet, cartable sur le dos." Les quatre gardes communaux poursuivis pour l'assassinat du regretté Hocine Chaïbet ont été jugés. Trois d'entre eux ont été acquittés par la Cour de Tizi Ouzou en 2012 alors que le quatrième a été condamné à deux ans de prison ferme avant d'interjeter appel à la Cour suprême.
O. Ghilès
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghilès O
Source : www.liberte-algerie.com