Quarante-six vendredis et la détermination demeure intacte, voire plus, puisque comme il était loisible de le constater hier, la rue tizi-ouzienne, même si elle n'en avait pas vraiment besoin tel que l'ont démontré toutes les précédentes manifestations, a étalé de nouveau sa volonté de ne pas lâcher prise dans la quête des revendications étalées depuis le tout début du mouvement populaire.Hier, il était clairement visible qu'ils étaient plusieurs milliers de plus que lors des précédentes manifestations, déjà impressionnantes, à sortir crier à gorges déployées les rituels slogans exigeant la fin du système en premier lieu et, comme déclamé à travers les pancartes, le rejet de l'intronisation du nouveau président de la République.
Il faut dire que, comme partout ailleurs sans doute, les habitués de la marche populaire du vendredi, à Tizi-Ouzou, étaient comme qui dirait galvanisés par les développements survenus depuis le milieu de la semaine dernière, lorsqu'une des icônes du mouvement de protestation, Samira Messouci, et plusieurs de ses camarades d'infortune ont retrouvé leur liberté, avant que la grande nouvelle des élargissements de Lakhdar Bouregaâ et des jeunes incarcérés à travers plusieurs prisons du pays, la veille de cette marche, ne viennent ?'doper'' les manifestants de ce printanier 46e vendredi. L'exigence de l'édification d'un Etat civil figurait comme d'habitude au rang des principaux slogans entonnés ou écrits par les milliers de marcheurs le long du parcours sur lequel étaient également visibles pour la première fois plusieurs dizaines de jeunes, endossant des chasubles de couleur fluorescente, chargés d'assurer la sécurité des manifestants au cas où. Tizi-Ouzou, hier, a donc vibré aux clameurs des milliers de manifestants qui font son décor depuis plus de dix mois et de toute évidence comme le dit un des slogans les plus déclamés de tous «les enfants d'Amirouche ne feront pas marche arrière».
M. Azedine
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Maktour
Source : www.lesoirdalgerie.com