Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Activité politique en Kabylie



Le FFS participera-t-il aux locales ? La politique est généralement en latence en période d’été, mais à l’approche des élections locales, les choses semblent ne pas obéir à cette logique. Ainsi, à Tizi-Ouzou, les partis du FLN et du RND se préparent chacun à son rythme. Le FLN s’apprêtant, selon des sources, à installer le mouhafedh de la wilaya et le RND essayant de mettre de l’ordre dans ses rangs. Par ailleurs, le FFS, qui a traversé une période des plus houleuse avec une certaine instabilité à l’intérieur de ses rangs, signale, par la voix de son premier secrétaire pour la wilaya de Tizi-Ouzou, Rabah Brahimi, que «les 13 et 14 juillet, les élus FFS (environ 850, ndlr) se rencontreront au niveau de l’INTHT de Tizi-Ouzou. Cette rencontre nationale verra la participation du premier secrétaire national et de plusieurs responsables nationaux du parti». M. Brahimi ajoutera que «cette rencontre abordera les droits et devoirs des élus ainsi que leur relation avec la population d’abord, le parti ensuite. Il sera également question du bilan moral et politique de la gestion passée et en cours».M. Brahimi soulignera par ailleurs que, lors de cette rencontre, il sera aussi question de l’étude des possibilités de participation du parti aux élections locales. Cependant, il a tenu à préciser qu’»il appartient aux instances habilitées du parti de se prononcer officiellement sur cette éventualité». De fait, tout concourt à dire que le FFS ira sans doute aux locales. Des sources proches du parti disent, sous couvert de l’anonymat, que «très certainement, le FFS participera aux prochaines élections locales». Les autres formations auront donc un adversaire de taille devant eux, lors de ce scrutin. Le FFS qui a connu des remous dans ses rangs, se fait fort de dépasser cela et d’affronter le congrès en rangs serrés. Certes, selon nos sources, le FFS compte sur l’éventuelle présence de Hocine Aït Ahmed, semble-t-il, avant le congrès; et, comme le confie l’un des proches de la direction nationale, «sans doute à l’approche de la commémoration du 20 août». A propos des contestataires, nos sources affirment que l’idée d’une approche est en train de germer chez certains responsables; il est ainsi fort possible que des entretiens puissent avoir lieu incessamment ou du moins avant la tenue du congrès. Par contre, la sortie de Ali Rachedi, ex-membre de ce parti, et actuellement fondateur d’un autre parti, est mal perçue par la base qui affirme que, «malgré tous les problèmes, il appartient aux militants d’en discuter, et seulement aux militants; M. Rachedi n’est plus du FFS, donc nous lui contestons le droit de faire une analyse et des critiques sur notre parti». Il reste le cas de M. Bouhadef, un ancien secrétaire national démissionnaire. Les militants, tout comme les responsables rencontrés, ne tarissent guère d’éloges sur l’homme qualifié de «force tranquille». Pour ces derniers, «M. Bouhadef sera très certainement approché par les ‘sages’ du parti, et cela ne pourrait que se régler pour le bien du parti et, partant, du pays».
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