
Négoce n Que ce soit à Boudjedour, Aousserd, El-Ayoun ou à Dakhla, les petits commerces se sont multipliés ces dernières années. Tout, ou presque y est vendu. La monnaie utilisée est le dinar algérien.Les transferts monétaires des migrants de la diaspora et le développement d'une micro-économie, à travers la faible émergence d'initiatives socioprofessionnelles privées ? principalement des petites échoppes ? «ont progressivement changé le paysage des camps. Une partie de la population a ainsi pu acquérir des biens matériels nouveaux, comme des téléphones portables, des téléviseurs, des panneaux solaires, ou des réfrigérateurs», lit-on dans un document d'Oxfam (une confédération composée de 17 organisations indépendantes de même sensibilité qui agissent contre les injustices et la pauvreté) remis à InfoSoir. Dans les campements des réfugiés sahraouis, une autre «évolution» ne peut passer inaperçue?: les «taxis de marque Mercedes». Les «stations», se situent généralement à la sortie de chaque campement. A Boudjedour à titre illustratif, c'est un terrain vague qui est transformé en une «station de taxi». La majorité des véhicules sont d'une marque allemande. Immatriculés SH (Sahara occidental), leur propriétaires, des jeunes dans la plupart des cas assurent les dessertes entre les cinq campements, Hassi-Rabouni mais aussi Tindouf. «C'est une autre évolution qu'on ne peut omettre. A mes premiers déplacements dans les camps des refugiés, les déplacements étaient assurés uniquement par des véhicules gouvernementaux appartenant à la direction des protocoles dépendant de la présidence de la Rasd», se souvient Mustapha Aït Mouhoub. Autre évolution significative dans le mode de vie des refugiés sahraouis : l'Internet. A ces déplacements physiques s'ajoute depuis peu un accès à la télévision et à Internet. Egalement l'électrification qui tend à se généraliser dans tous les campements. L'accès à ces outils existe au sein des camps, même s'il reste encore limité. Le degré d'information d'une partie de la population a ainsi atteint un niveau appréciable. «Internet incarne autant un espace d'information que d'expression grâce aux réseaux sociaux», nous a encore assuré notre collègue de l'APS. L'Internet, «constitue une nouvelle source d'informations pour des sahraouis avides de reprendre leur vie en main et qui débattent autour d'un thé rituel. Ils sont particulièrement attentifs à leur situation au niveau international, aux positionnements des Nations unies, et à toute éventuelle implication dans le processus de décolonisation et la résolution du conflit», note-t-on encore dans le même document d'Oxfam. F. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com