Tindouf - A la une

Une organisation exemplaire



Une organisation exemplaire
Discipline n «Dans le monde, vous ne verrez pas de réfugiés aussi organisés», affirmait le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salak.Sur la hamada de Tindouf, sont installés cinq grands camps de réfugiés distants de 30 à 140 kilomètres de Hassi-Rabouni, le centre administratif qui abrite la quasi-majorité des institutions sahraouies dont, entre autres, la présidence de la République arabe démocratique sahraouie (Rasd). Depuis, 1976 année durant laquelle les Sahraouis ont fui les exactions et toutes sortes de violations de leurs droits par les Marocains, les choses ne sont plus les mêmes dans ces campements. Les habitués de ces campements vous diront que malgré le caractère traditionnellement nomade de la société sahraouie, les réfugiés ont appris à se sédentariser dans un environnement aride et désertique, où les opportunités d'autosuffisance sont quasi-inexistantes. La chaleur extrême ? jusqu'à 55 degrés Celsius lors des mois de juillet et d'août ? les tempêtes de sable, la sècheresse permanente et les très rares mais dévastatrices pluies torrentielles ne sont que quelques exemples de l'inhospitalité de la nature dans cette partie désertique du Sahara. Mustapha Aït Mouhoub, journaliste à l'APS qui connaît si bien ces campements ? s'y étant rendu depuis le début des années 1990 ? est de cet avis. «Chacun de ces camps, appelé wilaya ou région, est divisé en six daïras ou municipalités, regroupant chacune quatre quartiers d'habitations et dotées de services communs : le dispensaire, l'école et la mairie», a-t-il rappelé. Sollicité pour «un voyage» dans le temps s'agissant des mutations qu'ont connues les campements des refugiés sahraouis de Tindouf, Mustapha Aït Mouhoub a souligné d'emblée que les refugiés sahraouis, à travers leurs campements «reproduisent» la carte des lieux du Sahara occidental puisque les camps sont aux noms des grandes villes occupées du Sahara occidental : Boudjedour, Smara, Aousserd, El-Ayoun, et Dakhla. «Dans cet immense espace, la société organise sa survie, même si les dures conditions de ce côté du désert algérien ne facilitent vraiment pas les choses», a-t-il ajouté. «Nul ne pourra le nier : l'organisation sociale dans les campements des refugiés sahraouis, s'est nettement améliorée depuis 1976 à ce jour. Ce n'est plus en tout cas, celle que j'avais connue au début des années 1990, à mes premiers déplacements dans les campements», a poursuivi notre interlocuteur. Selon lui, les réfugiés sahraouis ont réussi à survivre depuis quarante ans grâce à l'aide de la communauté internationale et à leur bonne organisation interne. Les autorités des réfugiés ont ainsi pu mettre en place plusieurs services de base. Il y a actuellement 49 écoles maternelles, primaires et intermédiaires, et plusieurs centres de formation. «Cela dénote de la bonne gestion des campements acquise au fil des jours», a encore soutenu Mustapha Aït Mouhoub.


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