Tindouf - A la une

Le travail journalistique de plus en plus facilité



Le travail journalistique de plus en plus facilité
Mission n Tout comme la position officielle algérienne, claire et inchangée envers la question sahraouie, les journalistes algériens, eux aussi, tentent, tant bien que mal, de faire parvenir au monde entier les souffrances d'un peuple pris entre les griffes du colon marocain.Les expériences vécues avec des Sahraouis, les longs moments partagés avec ces derniers que ce soit dans les territoires libérés ou dans les camps des refugiés, nous enseignent que le soutien de la presse algérienne a largement contribué à alléger le fardeau des Sahraouis qui sont conscients de cette réalité. Ils sont surtout reconnaissants. Une reconnaissance, affichée au plus haut niveau de la société sahraouie. Qu'ils soient ministres, ou autres responsables y compris, le président Mohamed Abdelaziz, ils n'ont jamais hésité à rendre un grand hommage à cette presse. Une presse qui a été souvent la cible de critiques de la part des Marocains. Pas besoin de rappeler que bon nombre de sites de quotidiens algériens ont été piratés par des hackers marocains. Quoi qu'il en soit, la presse algérienne demeure l'unique presse maghrébine à soutenir la cause sahraouie. Si certains quotidiens ne sont venus enrichir le champ médiatique national que depuis 1989, d'autres, par contre ont suivi l'évolution du conflit depuis les premiers instants de l'invasion marocaine. «Il m'est arrivé d'avoir suivi, des jours durant les combattants de l'Armée sahraouie pendant le conflit armé l'opposant aux forces armées royales marocaines. Moi, et beaucoup d'autres de mes anciens collègues, avons réalisé un tas de reportages, d'entretiens et de couvertures sur le front ainsi que dans les territoires libérés après le cessez-le-feu de 1991», témoigne M. B., ancien journaliste. Comme lui, d'anciens journalistes d'El Moudjahid, Horizons, Ech Chaab et El Massa et de la Télévision algérienne, ont suivi ce conflit depuis ses débuts. Pour les nouveaux, c'est tout simplement la relève. «Notre travail actuel au sein de la corporation consiste en premier lieu à assurer la relève des anciens journalistes algériens ayant suivi de très près la question sahraouie depuis les premiers instants de l'invasion marocaine illégale des territoires du Sahara occidental. Nous sommes les porte flambeaux de cette cause noble et juste», a assuré dans ce contexte Mustapha Aït Mouhoub qui a affirmé par ailleurs que le travail journalistique s'est «nettement amélioré» à partir des camps des refugiés sahraouis. «Les anciens», journalistes se souviennent assurément de toutes ces peines éprouvées notamment s'agissant de l'envoi des articles. A cette époque là, il fallait faire un déplacement jusqu'à Tindouf afin de faire parvenir, à chacun sa rédaction, l'article écrit à la main, est transmis via le fax. De nos jours, tout a changé avec l'Internet.


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