La cinémathèque de Sidi Bel-Abbès toujours sans pilote
Bien qu’en activité et diffusant des films ou des soirées artistiques, la cinémathèque de Sidi Bel-Abbès n’a personne qui tienne pour l’instant le gouvernail, alors qu’elle avait été inaugurée au mois de juillet dernier. Le public, notamment les cinéphiles impatients d’occuper cette belle place pour enfin jouir du plaisir qu’offre le grand écran, s’interrogent à quand nommera t-on un directeur pour «sentir» que la cinémathèque est vraiment opérationnelle. Pour beaucoup l’attente n’a pas lieu d’être, même que d’autres ne comprennent pas cette lenteur bureaucratique, alors que tout est en place pour le feu vert. Il y a lieu de noter que cette «impatience légitime» vient du fait que l’absence du grand écran a créé, depuis des lustres, une grande frustration aux mordus du 7e art quand on sait également que la génération des années 80 est celle des K7, et celle d’aujourd’hui du DVD. Une véritable perte de mémoire qui avec le retour de «cette petite merveille» va tenter de redorer le blason au film 35mm. Rappelons pour l’histoire, que «Moksi» ainsi dénommée, est une des plus anciennes salles de cinéma à côté des autres, entre autres l’Olympia, le VOX, l’Empire le Versailles, donnant à la ville un carrefour de la cinématographie en terme d’infrastructures. Ajoutons à cela la naissance du ciné club dans les années 60, qui a pu à lui seul s’entourer d’amoureux du film au point où à l’heure actuelle de beaux souvenirs restent vivaces. Sans parler de Abbès le projectionniste lequel n’a pas oublié les moments forts lors de très grands films comme par exemple «La bataille d’Alger», ou encore le film qui a fait fureur «L’opium et le bâton»... La restauration aidant, on peut affirmer sans conteste qu’une redynamisation du grand écran apportera son lot de changement au moins dans l’ambiance générale d’une cité qui a connu des heures assez ternes en la matière. La nomination arrive à petit pas, les cycles des œuvres des grand maîtres sont en instance, les cinéphiles sont préparés, reste ce coup de pouce final pour concrétiser un vieux désir: restituer surtout le goût d’être ensemble, de relancer le débat autour d’un thème ou d’un point de vue. La cinémathèque de Sidi Bel-Abbès attend fébrilement son pilote.
A. Mehaoudi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com