Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Sidi Bel-Abbès renoue avec le cycle naturel des saisons



Premières pluies automnales Après une longue période de perturbations et d’instabilité, le climat renoue enfin avec le cycle naturel des saisons. Cette fois, l’automne est bel et bien au rendez-vous. Depuis le 21 septembre, mais à quelques jours d’intervalle, la pluie vient de faire pour la seconde fois sa réapparition en plusieurs points du territoire de la wilaya. «De petites averses de quelques millimètres d’eau assimilées beaucoup plus à un crachin d’été qu’à ces grandes pluies automnales qui participaient au remplissage des nappes phréatiques et faisaient déborder de son lit l’imprévisible Mekerra sur les espaces encaissés de son bassin versant», relèvent, non sans regret, certains agronomes qui ne s’expliquent pas encore la baisse, au-dessous de la moyenne Seltzer, du volume des précipitations enregistrées d’une année à l’autre sur l’ensemble de la région. La sécheresse a eu des effets catastrophiques sur les céréales lors de la dernière campagne de moissons. Moins de 200.000 quintaux de blé et d’orge ont été récoltés au niveau de toute la wilaya pour un objectif de production pouvant varier, bon an mal an, entre 1 et 2 millions et demi de quintaux, toutes espèces confondues... «Constituant certes une contrainte majeure à l’augmentation du niveau de production de cette culture, les conditions climatiques particulières des zones réservées traditionnellement à la céréaliculture à Sidi Bel-Abbès n’expliquent pas tout. Cette caractéristique de la pratique agricole en zones arides est loin d’être aujourd’hui une fatalité de par le monde», ne manquent de faire observer les spécialistes qui prennent pour exemple le cas des cultures maraîchères qui bénéficient, elles, d’une prise en charge meilleure de la part des producteurs beaucoup mieux formés et expérimentés avec la maîtrise réelle des itinéraires techniques requis et le recours à des procédés d’irrigation (aspersion et surtout localisée) et de fertilisation plus modernes... Cette situation qu’entretient paradoxalement le secteur en son sein depuis des années a fini par inciter le ministère de tutelle à envisager la modification graduelle des systèmes de production en place, dominés par l’association « céréaliculture - élevage ovin», ainsi que la définition et la délimitation de nouvelles zones de potentialités destinées spécialement à l’intensification céréalière. Mais là encore, même si des résultats encourageants ont été obtenus par des exploitants leaders, le nouveau système dans son ensemble a été réduit dans son impact à une plus grande échelle pour la simple raison que toutes les recommandations formulées par les chercheurs sur cette délicate question de la problématique de l’agriculture dans les zones arides n’ont jamais connu un vrai début d’application en Algérie. «Les décideurs ne nous écoutent pas.» Ce cri lancé par un expert lors d’un récent séminaire agricole garde malheureusement toujours sa redoutable actualité.   A. Abbad
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