Oum-El-Bouaghi - A la une

Crise de carburant à Tebessa : le calvaire perdure Actu Est : les autres articles



Cette pénurie est attribuée essentiellement aux contrebandiers avec la complicitéde certains propriétaires privés de stations d'essence de toute la région qui écoulent leur carburant seulement de nuit, et à des prix exorbitants.La situation est alarmante, c'est le moins que l'on puisse dire. Les propriétaires de véhicules ne savent plus à quel saint se vouer pour mettre un terme à la crise de carburant qui perdure depuis plus de 4 ans. Cette crise a pourtant fait auparavant l'objet des débats soulevés dans les sessions d'APW, les reportages télévisés et autres. Ce problème grave touche toute la région, mais aucune solution n'a été trouvée jusque-là. La wilaya de Tébessa semble être entre les mains des contrebandiers, au moment où tout le monde croyait que la crise était finie avec le renforcement de la bande frontalière par deux postes avancés du GGF inaugurés en décembre dernier par le général-major Ahmed Boustila.
Bien au contraire, la pénurie dure toujours dans les stations-service à travers le territoire de Tébessa. Faire un minable plein d'essence ou de mazout est devenu la première difficulté à laquelle sont confrontés quotidiennement les propriétaires de véhicules. Un souci majeur. Dès le lever du jour des files interminables qui s'étendent à des kilomètres se forment devant les pompes à essence, offrant un paysage désolant caractérisé par des attroupements de personnes désabusées aux abords des routes, bloquant la circulation.
Cette disette est attribuée essentiellement aux contrebandiers avec la complicité de certains propriétaires de stations d'essence. Sinon comment expliquer que des pompes d'essence privées sises au chef-lieu à Bir El Ater, à Dhokara, El Méridj et Bekkaria, n'ouvrent jamais le jour pour vendre leur carburant aux automobilistes ' C'est en toute discrétion que le carburant est écoulé de nuit à des prix exorbitants aux contrebandiers.
Ce trafic ne concerne plus seulement les habitants jouxtant les frontières mais aussi ceux qui habitent à des centaines de kilomètres. Des camionneurs, des chauffeurs de taxi, des motocyclistes, jeunes et moins jeunes viennent chaque jour des wilayas limitrophes à Tébessa pour vendre leur plein de carburant aux gros bonnets de la contrebande. « Je viens chaque jour ici déverser le réservoir de mon camion DAF contre 16 000 DA», confie un camionneur de Kasr Sbihi de la wilaya d'Oum El Bouaghi. Le bénéfice est encore plus alléchant en Tunisie où des jeunes qui débutent dans ce métier gagnent entre 20 000 et 30 000 DA. Alors les magnats comptent des centaines de millions de centimes après une seule journée de «travail».
Cette crise incessante a commencé, rappelons-le, les premiers temps dans la région de Bir El Ater pour être généralisée à tout le territoire et s'étendre même aux wilayas limitrophes telles Khenchela, Souk Ahras et Oum El Bouaghi. Il faut dire qu'il y a un an, la pénurie générée par des contrebandiers sans scrupules, aguerris aux risques et aux autorités, a touché la majorité des wilayas de l'Est. Devant cette situation qui décourage les plus hardis, les propriétaires de voitures sont obligés de se rabattre sur le marché parallèle. Ils se procurent de l'essence ou du mazout auprès des contrebandiers mêmes à des prix qui dépassent l'entendement : 60 DA le litre d'essence et à 30 DA pour le mazout, alors qu'ils font 22 et 12 DA. «Ma voiture est tombée en panne d'essence, j'étais dans l'obligation d'acheter ce bidon de 20 litres à 1200 DA», nous a confié un jeune rencontré au quartier la Zaouïa.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)