Chkoulet Daoudi, de Aïn Beïda, officiellement école Kanouni Tayeb (martyr de la Révolution), demeure, de par son architecture, un mélange de moderne et arabo-musulman, l'une des plus belles de la région d'autant plus qu'elle a gardé intact son aspect originel.Aucune dégradation ni usure ; rien qui fasse deviner son ancienneté. Inaugurée en 1932, cette école a vu passer des fournées d'élèves dont certains sont devenus de hauts cadres, des sommités dans le domaine médical. A titre d'exemple, voici quelques figures qui ont effectué leur scolarité dans cet établissement : le peintre Rachid Koreichi, l'écrivain, chercheur et linguiste Mohamed-Lakhdar Maougal, le chercheur Djebbar Tiab (établi aux USA), feu docteur Salah Zerdani, le chahid Saïdi Djemouï et, ne l'oublions pas, les frères Hammoudi, professeurs en médecine. Yacine Hammoudi est le pionnier de la greffe du rein en Algérie, avant d'être désigné à la tête d'un service hospitalier à Paris.
En politique, évoquons, au passage, Redha Malek qui, lui aussi, a fait ses premières armes dans cette école mythique. Et bien d'autres prestigieuses personnalités. Aujourd'hui, jeunes et vieux continuent de hanter les abords de l'école comme pour se rappeler le bon vieux temps et entretenir d'agréables souvenirs. Parmi les fidèles citons Saïd Guemini dit Habriche. Ce dernier avait fait le bonheur de l'équipe de football de la ville, en l'occurrence l' USMAB, quand il était son buteur attitré durant les années 1970.
Les anciens supporters se souviennent encore de ses talonnades qui déroutaient les défenseurs les plus vigilants. Néanmoins, il n'est pas le seul à avoir juré fidélité à ce lieu où il fit sa prime scolarité, qui restera à jamais Chkoulet Daoudi. Il faut savoir que Daoudi était l'un des premiers arabes à avoir dirigé une école conçue pour les garçons indigènes. Le fronton de l'établissement porte un écriteau rappelant à tous que la première dénomination était «Ecole de garçons indigènes». Si elle porte aujourd'hui le nom du chahid Kanouni Tayeb, ce n'est pas par hasard non plus, vu que ce dernier y a fait ses premières armes. Pourtant, hors du cercle officiel elle n'est désignée que par «Chkoulet Daoudi».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Baâziz Lazhar
Source : www.elwatan.com