Ouargla - A la une

Féminine, attractive et technologique !



Féminine, attractive et technologique !
L'évolution des résultats du baccalauréat est positive avec un taux de réussite de 41.97 % à l'échelle de la wilaya de Ouargla.Avec 6 159 bacheliers, sans compter les candidats libres, de l'ordre de 730 cette année contre 500 l'année écoulée, le recteur de l'Ukmo voit du bon ?il cette présence féminine avant-gardiste «garante de sérieux, d'assiduité et de changement de cap».Un très bon indicateur de la chance qui s'offre aux filles des wilayas du Sud-Est d'effectuer des études universitaires dans de nouvelles spécialités. Alors que la médecine et l'Ecole de formation des enseignants ont enregistré peu d'étudiants de Ouargla durant les deux premières années d'existence, avec une présence plus marquée des wilayas d'El Oued et Biskra, les moyennes générales obtenues cette année augurent d'une bonne cuvée, estime le Pr Bouterfaia. L'université attend 6500 nouveaux étudiants, dont 250 en médecine, alors que 500 partiront ailleurs, selon les estimations. En quoi l'université de Ouargla est-elle intéressante 'Pour Ahmed Bouterfaia, son recteur, «les atouts de notre université sont les spécialités à vocation nationale qui contribuent au brassage culturel et scientifique de ces étudiants qui nous viennent des 48 wilayas, notamment pour les hydrocarbures et les énergies renouvelables, la gestion des ressources humaines, la fiscalité et surtout la médecine qui répond aux besoins de Ouargla, Illizi et El Oued». L'amélioration de la mobilité des étudiants entamée cette année est bien perçue, elle permettra à une université comme Ouargla, qui expérimente pour la première fois cette ouverture, des inscriptions à une aire géographique régionale «une amélioration des chances, une décentralisation et de nouvelles possibilités pour les jeunes de découvrir leur pays et s'inscrire là où ils veulent '».Sciences politiques, dites-vous 'Seulement 19 étudiants en sciences politiques l'année dernière. L'engouement des années 2000 pour les métiers juridiques et politiques est au plus bas. Seul le master et le doctorat sont assurés désormais à Ouargla avec un redéploiement des enseignants vers la faculté de journalisme. Bouterfaia compte beaucoup sur les 13 élèves ayant obtenu plus 16 de moyenne au bac, même s'il sait que les parents nantis inscriront leurs enfants ailleurs. «Un complexe par rapport à leur propre université qui s'est construite avec beaucoup d'abnégation et de sacrifices, au moment où certains veulent à tout prix la restreindre aux sciences humaines», dit-il. «Pourquoi condamner les enfants des autres '», s'exclame Ahmed Bouterfaia, qui refuse l'ouverture d'une faculté d'histoire ou des sciences islamiques, vu la faiblesse de la demande, d'une part, et l'absence de débouchés, et ce, «malgré les pressions». L'existence de facultés dédiées à ces spécialités à El Oued, Ghardaïa, Laghouat et Adrar lui semble suffisante et à même de répondre aux besoins de la région entière.Pôle d'excellence«Notre vocation est technologique», estime Bouterfaia, la région n'est-elle pas la «capitale des hydrocarbures ' L'université doit renforcer cette position». Mais cette vocation est elle effective ' La détermination du staff directionnel de l'université va en tout cas dans ce sens, «l'objectif est de former des chercheurs, des savants, pas des imams qui ont des zaouïas et des instituts spécialisés pour se former». Bouterfaia, lui, ?uvre pour l'ouverture d'une école polytechnique l'année prochaine, «c'est l'avenir du pays que de former l'élite, une formation en génie de l'eau, en énergétique, en génie chimique et en génie des procédés, voilà ce que nous escomptons » martèle-t-il.C'est pour cette raison qu'un département des énergies renouvelables a été créé il y a trois ans pour former uniquement en master professionnalisant. Ainsi, «l'ouverture pour l'ouverture n'aura pas lieu, nous avons une stratégie à moyen et long termes pour combler les besoins en enseignants de langues étrangères et en sciences technologiques pour soutenir le secteur de l'éducation et améliorer les résultats», argumente le recteur, qui fait le bilan de ses neuf ans à la tête de l'université de Ouargla.Pour l'anglais et le français l'évolution de la formation a permis d'occuper les postes vacants. Les résultats seront visibles sur vingt ans, estime le recteur, qui suit également l'évolution démographique sur son tableau de bord. Prochaine étape, améliorer le niveau en technologies qui reste assez bas avec un taux de redoublement qui inquiète et motive un plan de bataille.
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