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Les habitants de Haï Salem dénoncent la négligence de l'APC



Les habitants de Haï Salem dénoncent la négligence de l'APC
La grande rue menant au centre de Rouissat n'est pas loin, le voisinage donne une impression générale de quartier chic jouxtant le siège de la station régionale de la Radio et télévision algérienne, tout près des 100 villas des cadres et presque face au tribunal militaire de Ouargla.Pourtant, la cité Salem souffre d'un problème d'insécurité dû à l'existence d'une ruelle malfamée, située entre deux pâtés de maisons et que les services de la commune refusent d'insérer dans leur programme d'aménagement urbain. Il y a d'abord la tahtaha, une sorte d'esplanade située au bord de route, qui doit servir à la construction d'une mosquée qui n'a pas encore vu le jour, et juste derrière, un lotissement de villas, plutôt bien faites, entourées par des rues non asphaltées. La raison ' Personne n'en sait rien.Malgré une série de lettres adressées à la commune, mais aussi au directeur des travaux publics, au wali de Ouargla et même au Premier ministre en désespoir de cause, rien n'a changé depuis cinq ans. Pour Saïd, médecin habitant le quartier, «il semblerait qu'il y ait une volonté d'oubli, on sait qu'un potentat était contre le bitumage pour éviter trop de circulation mais de là à causer du tort à une trentaine d'habitants pour faire plaisir à une personne, c'est trop». Pour le vieux Bachir, retraité tranquille qui nettoyait son égout à notre arrivée à haï Salem, «tous les alentours sont aménagés, même Sokra, le quartier champignon oublié de tous a fini par prendre forme, cette situation est inexplicable, on a l'impression qu'ils font exprès». Le Dr Saïd relève que la gravité des choses n'est pas pesée par les autorités, «nous avons cotisé quelque 600 000 DA pour mettre en place des poteaux d'éclairage public, c'était au lendemain de la découverte d'une cache de délinquants». Le médecin ajoute qu'il a lui-même sauvé un gamin d'un viol assuré après avoir entendu un bruit suspect au moment de la sieste.«L'histoire remonte à trois ans, je suis sorti voir ce qui se passait, quand j'ai surpris un jeune homme molestant un bambin, il s'est enfui laissant le petit en pleurs, Dieu merci».Avec les nouveaux épisodes de kidnappings d'enfants, les habitants craignaient le pire, Djamel chargé du comité de quartier Essalem a constitué tout un dossier, photos à l'appui, et compte demander une nouvelle audience au wali. «On voudrait bien participer aux travaux d'aménagement de la ruelle, on pourrait chacun annexer la partie devant sa porte vu le manque de célérité des autorités, mais nous sommes respectueux des lois et des règles de l'urbanisme et nous espérons que notre requête soit enfin entendue». En ce début d'août, tout le monde est en congé, un article de presse pourrait-il changer la donne '
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