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«Il faut du dévouement pour réhabiliter le lien famille-école»



«Il faut du dévouement pour réhabiliter le lien famille-école»
Rencontré en marge de la cérémonie organisée en son honneur par la ligue sportive de Bordj Omar Driss, Mohamed Hemmadi, inspecteur de wilaya à la retraite, qui a occupé plusieurs postes d'encadrement à la direction de l'éducation de Tamanrasset ainsi qu'à son antenne locale de l'Office national d'alphabétisation et de l'enseignement des adultes, a bien voulu répondre à nos questions.Le niveau des élèves es-il acceptable, selon vous 'Il y a des lacunes et des insuffisances, à l'époque il n'y avait pas de moyens, mais le niveau des élèves et leurs instituteurs était à la hauteur. Aujourd'hui les moyens existent mais la volonté et le niveau Allah yjib ! Je me souviens de Bordj Omar Driss, dans les années 1960, il y avait uniquement une seule école primaire et on se déplaçait jusqu'à Ouargla pour acheter un stylo. Aussi, on faisait le collège et le lycée à Ouargla, Touggourt et El Ménéa. Aujourd'hui, et en dépit des moyens colossaux déployés par l'Etat, la commune compte plus de cinq primaires, trois CEM et un lycée avec tous les moyens (livres, documents, internet, etc.), le rendement de nos enfants est toujours faible. A mon avis il reste encore un cercle qui manque, localement, et qui mérite de faire l'objet d'un diagnostic exhaustif.Quel est, d'après vous, le maillon faible 'A vrai dire, l'enseignement dans notre localité a besoin d'une vision commune et du dévouement de tous, que ce soit de la part de la famille ou de l'école, car il faut briser le rempart qui existe entre l'école et la famille. L'enfant croit encore que l'école n'a aucune relation avec la famille.Je m'explique, l'école doit être consciente qu'elle est au service de la société et la société aussi doit accompagner l'école. Si on n'arrive pas à avoir ce lien, on pédale toujours dans le vide. A l'époque, quand je recevais les instituteurs de Bordj Omar Driss à l'Institut technologique de formation des enseignants de Tamanrasset, je ne cessais de leur dire : «La société de Bordj Omar Driss attend ce que lui offre l'école et l'école ne doit pas attendre une contrepartie de la part de la société de Bordj Omar Driss.» Car, à cette époque-là, il n'y avait pas cette notoriété civile. Par contre, aujourd'hui, il n'y a aucun foyer qui comprend une personne qui n'a pas été à l'école (le père, la mère, le frère et la s?ur) et le dernier niveau est la 4e année moyenne chez les femmes au foyer. Mais ce qui est incompréhensible, c'est que nos enfants sont illettrés à l'école !
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