Oran - Revue de Presse

Zerhouni met en cause l’équipement du téléphérique



Les cabines conçues pour des stations de ski et non pour le transport urbain «Les cabines du téléphérique de la ville d’Oran ne répondent pas aux normes du transport urbain, il s’agit de cabines réservées aux stations de ski» telle est la remarque faite, hier, par le ministre de l’Etat, ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, lors de la présentation, au président de la république, de ce projet réceptionné en juillet dernier. Suite à cette remarque jugée pertinente par le président de la république, il dira «Nous sommes responsables de la sécurité des citoyens», cette remarque pertinente ne peut qu’engendrer une révision du projet du téléphérique qui a coûté à la ville d’Oran 29 milliards de centimes. Pour rappel le téléphérique de la ville d’Oran, sis à Haï El Nasr (ex El Derb),avait été réceptionné une première fois en 1992, mais les cabines avaient été complètement saccagées durant la triste décennie. Afin d’assurer le transport urbain vers le quartier des Planteurs et vers le site de détente Murdjadjo, le projet de réhabilitation du téléphérique a été retenu. Un autre marché a été signé en 2004, ce qui a permis aux travaux de démarrer en 2005, ceci grâce à un montage financier entre la wilaya et la mairie. La réhabilitation a été lancée, touchant 40 cabines alors que 20 autres sont en cours de réalisation en suisse, par l’entreprise qui a bénéficié de ce gros marché au coût de 29 milliards de centimes. L’entreprise en question est Caraventa, une entreprise suisse, implantée au pays et connue de par le monde par ses stations de ski. L’on apprendra que la capacité de charge de chaque cabine est de 6 personnes, et devraient parcourir le trajet allant de la Place Magenta au sommet du plateau de Bel Horizon en un peu plus de 6 minutes, selon la vitesse réglée en adéquation avec les vents du jour. La distance d’un aller-retour est estimée à 4,8 kilomètres. Il faut savoir que le téléphérique a été mis en marche au début du mois de juillet, toutefois, cela n’a pas duré plus que quelques jours. Il a été encore une fois mis à l’arrêt après avoir fait l’objet de dégradations lors des émeutes enregistrées au quartier des Planteurs suite à l’opération de relogement des familles et dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire. Une autre opération de réhabilitation au coût de 200 millions de centimes a été réalisée.
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