Oran - A la une

Un volume de 280 000 m3 d'eau potable livré au quotidien



Des dispositifs et des moyens en matière d'approvisionnement en eau potable sont engagés pour assurer la disponibilité de cette ressource. C'est ce qu'a indiqué ce lundi M. Habi Miloud, DG de l'Algérienne des eaux, lors d'une conférence de presse tenue au siège de sa direction.En activité depuis 2011, l'usine de dessalement d'eau de mer de Sonaghter traite 80% des besoins en eau potable de la population. Aujourd'hui, la production tourne à plein régime et s'élève à 280 000 m3/jour. Pour des raisons de maintenance annuelle, l'usine a été mise à l'arrêt le 13 novembre 2019, ce qui provoqua une perturbation de l'alimentation en eau dans plusieurs communes, sauf dans la région du Dahra, où les habitants sont alimentés par le MAO, Mostaganem, Arzew, Oran.
A la suite de cet arrêt forcé qui a duré plusieurs jours, la direction de l'Algérienne des eaux a pris les devants pour utiliser en substitution l'eau du MAO que véhicule l'exploitation des eaux de barrages. Mais contre toute attente et pour des raisons météorologiques avec les coupures intempestives de l'électricité, le MAO s'est arrêté pour laisser place cette fois aux eaux superficielles du Gargar, utilisées en soutien, à raison de 70 000 m3/jour. Un débit plus qu'insignifiant quand on sait que les besoins de la population de la wilaya sont estimés à 280 000 m3/jour. Un autre problème est survenu le 24 novembre dernier, celui de la présence de cyclops dans le barrage du Cheliff, l'un des plus dangereux crustacés aquatiques, ce qui a fait réagir le laboratoire de l'ADE avec l'aide de l'ANBT pour annihiler ce parasite, avec un traitement spécial.
La situation a été maîtrisée le 14 décembre dernier avec la remise en service de l'usine de dessalement, avec un volume de 200 000 m3/jour pour atteindre ensuite les 280 000m3/j. L'installation des compteurs pour contrôler la surconsommation de l'eau dans les douars a été également soulevée par le DG de l'ADE.
Les douars sont des lieux de gaspillage de l'eau par excellence dont la facture est payée par les APC. Il a été installé 12 700 compteurs dans 78 douars, 23 000 sont en cours d'installation dans 180 hameaux, le reste suivra régulièrement avec une mise à niveau de 14 000 branchements.
Le montant cumulé de créances à recouvrer par les APC est de l'ordre de 106 milliards. La facture a été réglée et ce, grâce à la collaboration de l'ex-wali qui a négocié avec le ministère de l'Intérieur pour que toutes ces institutions honorent leurs factures. Reste maintenant le montant de 200 milliards de cts à régler. Il représente les impayés des administrations et des ménages. Cette créance est préjudiciable pour l'équilibre financier, dira le directeur, d'où l'impérieuse nécessité de la recouvrer pour la bonne marche de l'entreprise. L'intervenant a aussi abordé le nombre de fuites au niveau des réseaux de distribution, dont une grande partie, dit-il, est due aux conduites réalisées en PVBD. Le même responsable mise sur le renouvellement de conduites en PEHD pour la modernisation du circuit. A cet effet, les travaux de réhabilitation du réseau de la Salamandre et de la cité du 5-Juillet ont atteint des résultats satisfaisants, avec une réduction considérable des déperditions.
A. Bensadok
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)