L'intelligence, le savoir-faire ou le succès ne sont pas très populaires quand ils font de l'ombre à ceux qui n'ont aucun des trois ! Pourquoi s'étonner que ceux qui sont en mal de reconnaissance prennent goût à la contestation ' Rester indifférent à une urgence quand les autres tentent d'y répondre à tout prix, cela s'appelle ramer à contre-courant de ce qui s'impose ici et là comme une sérieuse question de survie !Les hauts responsables de chez nous n'ont pas ce réflexe qui permet de vite identifier un danger. Ils ne s'inquiètent pas face à la menace. Les lacunes, qu'alimente une mauvaise foi, empêchent de réagir au danger. Pour parer à la critique, on fera mine de garder son sang-froid. Toujours tenir le cap face aux situations qui monopolisent l'attention plurielle, voire quasi générale, des autorités politiques et scientifiques à travers le monde. À se demander qui l'on veut impressionner en ne cédant pas à la panique et en ne se laissant pas influencer par ce qui effraie ici et là ! Comment démontrer, en évitant les lectures savantes, que l'on fait, partout ailleurs, de ce qui fait froid dans le dos, que l'on est tout à fait armé pour résister à ce qui fragilise l'adversaire occidental ' Celui qui ne nous veut pas toujours le plus grand bien et qui, absorbé par sa recherche du remède adéquat, détourne son regard de l'ignorance qui fleurit chez nous.
S'exposer à la critique sévère n'interpelle pas plus que cela, quand on a la détestable suffisance qui empêche de corriger le plus insignifiant des travers ! Il faut dire que ce n'est jamais pour sa compétence que l'on est nommé ou, au contraire, démis de ses fonctions, mais à cause de ses alliances. «Qui n'est pas avec moi est contre moi.»
Cette arrogance a pris du galon dès l'arrivée de Bouteflika au pouvoir. Non pas que les choses aient été différentes auparavant, mais disons qu'elles se sont aggravées avec lui. Un coronavirus qui tue et une comptabilité des morts et des contaminés communiquée au quotidien. Chez nous, on en est encore au stade de la superstition. On pense, peut-être, qu'en ne faisant rien et en en parlant au minimum, on fera fuir le mal.
M. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Malika Boussouf
Source : www.lesoirdalgerie.com