Oran - A la une

L'opération de réhabilitation tarde à voir le jour



Plusieurs walis se sont succédé à la tête de l'exécutif de la wilaya d'Oran, et chacun d'eux (depuis A. Boudiaf) a annoncé accorder sa priorité à la réhabilitation et à l'aménagement des marchés de la rue des Aurès (ex-la Bastille) et de Souk El-Kettane à M'dina J'dida.De même, l'APC d'Oran, en première ligne dans ces dossiers, a consacré maintes délibérations sur le sujet, reprises à leur compte par les walis, pour imposer aux marchands une solution "de transfert" pour une durée d'un an.
Aujourd'hui, alors que l'argument des Jeux méditerranéens pèse lourdement sur l'urgence de réhabiliter et de réaménager ces deux marchés, plus particulièrement celui de l'ex-Bastille, la situation est en l'état, n'évoluant pas d'un pouce. À l'ex-Bastille, les 140 tables officielles de marchands, existant dans cette rue marchande, font bloc contre la solution d'un transfert à l'ancienne cave de la place Hoche, et dont personne ne sait qu'elle en est l'état.
La solution médiane, choisie par les marchands eux-mêmes et imposée aux autorités, qui consiste à transférer leurs tables vers les rues adjacentes, rues de Clichy, de la Fonderie entre autres, le temps des travaux pour une durée d'un an, a vu monter un vent de colère du côté des riverains de ces rues adjacentes.
Les pouvoirs publics sont ainsi coincés et dans l'urgence de choisir entre le refus des commerçants, qui sont une force non négligeable à leurs yeux, et celui des habitants, qui entendent ne pas se laisser faire. Plus loin, l'autre incapacité à régler le problème du réaménagement du marché Souk El-Kettane à M'dina J'dida s'avère bien plus urgent au vu de l'état des lieux.
Et pour cause, ce marché, qui a vu au fil du temps se multiplier les commerçants et les box informels, est totalement saturé et ne dispose d'aucune organisation ni mesure de sécurité en cas d'incendie. Tout le monde le sait et personne ne réagit, comme nous l'ont signalé des commerçants sur place, nous montrant la difficulté pour circuler au milieu de cet espace marchand.
Il a été question depuis des années de raser le tout pour ériger un centre commercial à la place avec la promesse d'accorder la priorité aux commerçants actuels. Mais avec le temps, des phénomènes sont apparus, comme la sous-location des box, la question des loyers non révisés et non régularisés.Et c'est bien là, pour les deux marchés, une question de fait accompli, qui a perduré devant l'abandon des pouvoirs publics, aujourd'hui "coincés".

D. L.
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