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Théâtre et université



Théâtre et université
E'n marge de la tenue de la 11e édition du FNTP, une rencontre portant sur le théâtre et l'université, s'est déroulée, hier matin, à la bibliothèque de l'université des langues arabes à Ben Aknoun.L'universitaire Ahmed Cheniki a, de par son sujet d'exposé, dressé un bilan sur les études et les recherches entamées sur le théâtre algérien. Il indique que la recherche sur le théâtre en Algérie est à la fois périlleuse et incertaine. La relation que nous entretenons avec le théâtre à l'université n'est pas nouvelle. L'orateur affirme qu'avant la colonisation, on considérait le théâtre comme une sorte d'auxiliaire à la limite de la littérature. Rachid Bencheneb est l'un des premiers docteurs d'Etat et chercheurs arabes à avoir interrogé la représentation théâtrale. C'est grâce à lui que les étudiants et les chercheurs ont une meilleure connaissance théâtrale en Algérie.Ce n'est qu'en 1966 qu'une première thèse sur le théâtre algérien en arabe dialectal a été soutenue par Arlette Trott. Il y a eu d'autres travaux sur Kateb Yacine dans une université française. En Algérie, la première thèse de doctorat d'Etat soutenue en arabe est la thèse de Makhlouf Boukhrouh, en 1998. Un autre travail important a été réalisé, celui du regretté Mohamed Djellid de l'université d'Oran. Il y a eu d'autres travaux réalisées en dehors d'Algérie, particulièrement en Syrie. Toujours selon l'orateur, jusqu'aux années 2000, les thèses étaient peu nombreuses. Il a fallu attendre l'ouverture du département d'Oran et celui de Batna pour assister à la soutenance d'une quinzaine de thèses dont les sujets tournaient, essentiellement, autour de la halqa, de Alloula et du théâtre pour enfants.A la lecture des titres et des résumés de thèses, Ahmed Cheniki a été amené à faire quelques observations intéressantes. Il estime que «les titres des thèses inaugurent un protocole de lecture particulier, suggérant une approche globale, vague structurant le travail en volet dit théorique et en partie pratique relevant de sérieuses failles méthodologique. Les textes parcourus posent problème au niveau bibliographiques où les éléments référentiels sont essentiellement puisés dans l'univers des études arabes alors que tout chercheur sait qu'il se caractérise par une grande pauvreté». Il y a le fait qu'on est écarté d'examiner les expériences de nombreux hommes de théâtre dont Boukhrouk, Benaissa, Bouguermouh, Hadj Omar, Mustapha Kateb. L'absence de textes dramatiques édités ne pouvait que rendre la tâche encore plus difficile.Selon le conférencier, la presse écrite reste l'élément central qui alimente les chercheurs. Avant l'indépendance, on dénombrait plus d'une centaine de titres qui ont évoqué le théâtre et qui peuvent témoigner de l'événement théâtral. Les chercheurs devraient interroger leurs sources, ne pas les accepter telles quelles parce qu'elles sont l'expression d'un discours idéologique précis. Mieux encore, Ahmed Cheniki estime que nous avons beaucoup plus des mémoires de doctorat que de thèses de doctorat. Il préconise de faire l'effort de ne pas tomber dans les travers de la passive reproduction d'éléments tirés exclusivement d'autres thèses, mémoires ou ouvrages.De son côté, l'universitaire Ismail Inzraren est revenu sur la genèse du festival national du théâtre universitaire, organisé par la direction des ?uvres universitaires, qui existe depuis 2001.
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