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Un hidjab pour ce peuple



Un hidjab pour ce peuple
Troublé est le terme qui conviendrait à la société algérienne qui semble avoir perdu ses repères, où tous les termes et leur signification ont changé de sens. Ainsi, la violence devient une vertu, le sexisme remplace la justice, la religion est signe de répression et les phénomènes naturels renvoyés aux punitions divines.La science est là pour prouver ; la religion et les services de sécurité ont pour rôle de protéger la foi du peuple ; le gouvernement existe pour construire des stades de football et les mosquées et enfin l'école pour encadrer tout cela et faire de nos enfants tout le pire et l'imaginable. L'enfant devient dès son jeune âge un hypocrite extrémiste, peureux, machiste et raciste, animé par le mensonge et la jalousie. Il ne supporte pas l'art et danse au rythme des chansons raï live cabaret.L'Algérien est contre la liberté, surtout celle d'expression et de culte. Il s'autoproclame imam et profère des menaces envers tous ceux et celles qui n'abdiquent pas à sa volonté et n'obtempèrent pas, surtout dans son intimité, où la religion est reléguée au second plan et il s'adonne ainsi à tous les interdits, surtout ceux qu'il prêche en public.L'école produit, ou plutôt maintient la population dans le statut de l'indigénat et ne fabrique plus de citoyens.Le constat est sans appel, vexatoire même. Je n'en reviens pas, ils veulent un peuple arriéré, extrémiste et violent, afin de justifier leur dictature et leur existence aux destinées du pays. «Maintenir le peuple ignorant est la seule solution pour votre sécurité, car si nous lui offrons la démocratie, il vous créera un Etat islamiste terroriste à quelques encablures de vos frontières», semble le message délivré en filigrane par nos gouvernants à la communauté internationale et en premier lieu à l'Europe, qui est à ses portes, en surfant tantôt sur la vague islamiste, tantôt sur la menace étrangère. Cela s'appelle jouer avec les neurones du peuple jusqu'à lui faire perdre le sens des réalités, crier le lendemain à la catastrophe, invoquer le destin pour justifier le chaos et s'imposer ainsi comme le rempart à ces menaces.J'ai du mal à comprendre comment tout un peuple accepte de se soumettre à ce fait accompli, à ce mal qui le ronge, sans se rendre compte qu'il est otage d'une nomenklatura qui ne travaille que pour ses propres intérêts en se servant de l'école, de la mosquée, de l'université et enfin des médias qui sèment la haine et l'obscurantisme. C'est de la folie que d'entendre ces discours incompris et contradictoires, de constater que l'économie est gangrenée par la corruption, que les élites sont démissionnaires. La stupidité et l'ignorance prennent le dessus sur l'intelligence et le bon sens. Un sadisme qui ne dit pas son nom.Pis, la pilule a tellement pris qu'on a l'impression que le peuple est devenu lui-même dictateur, imbu, qui prend sa folie pour des vérités intangibles et s'est hissé en un mode de vie où les valeurs se résument à écraser l'autre et éliminer l'individu, à sanctifier l'hypocrisie et à aduler ses maîtres, en clair un peuple qui ne produit rien ni pour lui ni pour les autres, qui se contente de livrer du gaz et du pétrole. Pour être juste, ce n'est pas de sa faute si le peuple algérien est devenu ainsi, il n'est en vérité que le produit des Frankenstein qui gouvernent ce pays.
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