S'appuyant sur des rapports d'archéologues espagnols et britanniques révélant des actes de vandalisme perpétrés par des membres de la mission de l'ONU pour l'organisation du référendum au Sahara Occidental (MINURSO) dans les sites archéologiques de Arkiz, Lamkacem, Slouguiat Laâouadj et Ladjouad. Â Les participants à la première rencontre nationale sur «les sites archéologiques au Sahara Occidental», organisée par le ministère sahraoui de la Culture, le 9 janvier en cours, avaient affirmé que «ces agissements irresponsables de certains membres de l'instance onusienne, censée pourtant protéger le patrimoine de l'Humanité, sont d'une part contraires aux principes des Nations unies et de l'UNESCO qui oeuvrent pour la préservation du patrimoine universel et de l'autre encouragent les autorités d'occupation dans leur tentative de destruction des fondements de l'identité et de la culture sahraouies». De ce fait, les présents à cette rencontre ont interpellé l'ONU à «assumer ses responsabilités en la matière à travers l'engagement des membres de la MINURSO à respecter les principes de protection du patrimoine national sahraoui, cesser les actes de destruction et de vandalisme et dénoncer toute personne impliquée dans ces actes». Enfin, les participants demandent à l'organisation internationale de «présenter des excuses à la République sahraouie et des dédommagements suite aux dégâts causés aux sites archéologiques sahraouis». Dans leurs rapports respectifs, les archéologues espagnols et britanniques, venus pour des travaux de recherche sur les sites historiques situés dans les territoires sahraouis libérés, ont été unanimes à relever plusieurs actes prémédités de vandalisme causés sur des gravures rupestres. C'est ce que témoigne le Dr Nick Brooks, professeur au département des sciences environnementales à l'Université d'Anglia (Grande-Bretagne), en affirmant avoir vu «les traces d'actes de vandalisme contre des sites archéologiques dans la région de Ladjouad». Quant aux auteurs, le scientifique britannique a été catégorique en pointant du doigt les membres de la MINURSO. Cette accusation est fondée du fait, comme l'atteste le chercheur, que «ces derniers ont inscrit leurs noms et leurs grades sur des gravures rupestres». En guise de réaction, le Dr Brooks a adressé une lettre de protestation au représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Jullian Hartson, pour faire cesser ces agissements qui ont touché également des sites archéologiques qualifiés de rares, dans les régions d'Arkiz et de Slouguiat Laâouadj. De son côté, Joaquim Solar Subils, chercheur à l'université de Girona (Espagne) a, également, affirmé que selon le fonctionnaire onusien, les responsables de la RASD ont, à maintes reprises, alerté les responsables de la MINURSO sur cet état de faits à travers des plaintes, sans que ces derniers ne prennent les mesures nécessaires pour arrêter ces actes destructifs. Par ailleurs et constatant l'ampleur des dégâts, les deux scientifiques ont pris attache avec la Fédération internationale des organisations des gravures rupestres afin de lancer une campagne organisée contre les crimes commis par les éléments de la MINURSO. Enfin, les deux archéologues ont demandé aux autorités sahraouies de coopérer avec eux pour arrêter de tels agissements sur le patrimoine universel qui sera prochainement inscrit auprès de l'UNESCO pour sa préservation.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com