Vers la création d’un registre national à Oran
Comment parvenir à la création d’un réseau de santé susceptible d’uniformiser les modalités de prise en charge des malades d’accidents cérébraux-vasculaires?la réponse à cette question ou du moins une réflexion autour de cette problématique, a constitué le sujet principal des ateliers de réflexion menés conjointement par la corporation des cardiologues et des neurologues représentée dans leurs associations respectives, les médecins urgentistes, les représentants des services du SAMU et ceux de la CNASAT.
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C’est un constat alarmant et très critique que vient de faire ressortir un travail de recherche élaboré par les spécialistes intervenant dans ce domaine, lequel rapport révèle que les risques majeurs de ce type d’accidents ne résulte pas du syndrome même, mais de la qualité et l’efficacité des premières actions de prise en charge. Plus grave encore, le sujet même peut parfois être à l’origine de la gravité de son cas sans même s’en apercevoir. En effet, nombreux sont ceux qui ne s’orientent pas sur le champ vers la structure de santé dès qu’ils contractent le malaise. Ainsi, les participants à ces ateliers parlent de la nécessité de l’évaluation de la phase pré-hospitalière. Cette étape sert à s’informer sur les antécédents pathologiques du sujet...hypertension, diabète...tabagisme ect... Le transport et les moyens du transport des malades ? même vers les établissements ? de santé constituent des éléments de taille dont l’importance est capitale. «La prise en charge du malade doit commencer dans la phase de son transfert vers la structure sanitaire avec les premierS soins prodigués dans l’ambulance» nous dira le président de l’association des neurologues de l’Oranie qui explique que «Plus on fait vite et rapide, plus on gagne dans le tissu nerveux».
Cette impératif nécessite la mise en place d’une formation spécialisée et spécifique à cette pathologie au profit des médecins urgentistes, pompiers, transporteurs de santé publics et privés».
Par ailleurs, et dans un le but d’aller vers une stratégie nationale et de long terme de prise en charge de ce syndrome, les participants à cette rencontre se sont fixés comme objectif de créer un registre national des malades vasculaires-cérébraux qui regroupera l’ensemble des données épidémiologiques sur cette pathologie et dont le siège se trouvera à Oran.
De même que celui d’en créer un, en France, dans la ville de Dijon, nous dit-on. Ce registre servira, entre autres, à connaître le nombre des malades atteints de la pathologie ainsi que la définition de la population à risque, autrement dit, agir en amont plutôt qu’en aval. Les différents points développés dans la rencontre constitueront une plate-forme préparatoire d’un congrès qui sera organisé début 2008 dans la wilaya d’Oran.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com