Quand les arrêtés sommeillent dans les tiroirs des bureaucrates
Un arrêté de wilaya est appelé à être diffusé. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Le dernier en date portant sur l’ouverture et l’interdiction des plages à la baignade est passé pratiquement sous silence, sachant que la liste des plages ouvertes ou encore interdites n’est toujours pas portée à la connaissance du public.
A l’exception de la commune d’Oran dont les zones interdites à la baignade sont surveillées par les éléments de la marine nationale, les autres plages des autres communes balnéaires ne sont toujours pas connues malgré l’effort de médiatisation qui a été fait par les services de la wilaya depuis l’ouverture officielle de la saison estivale, pour donner un sens à l’événement. «Un événement qui se banalise d’année en année !» se désole un estivant qui constate que les plages qui sont interdites à la baignade ne sont ni matérialisées ni surveillées. Un constat mais aussi un coup de cœur de nombreux vacanciers qui demandent aux autorités locales de mettre en place un dispositif pour dissuader les baigneurs de plonger dans ces zones interdites. Pourtant, le wali d’Oran a produit, sur proposition des membres de la commission de la saison estivale, un arrêté détaillé par commune des plages ouvertes et celles interdites à la baignade( voire décision 1040 du 30 mai 2007). Et ce sont pratiquement plus d’une. Une visite au niveau de la zone de Cap Blanc et des Coralès, dans la commune d’Aïn El-Türck, nous a permis de constater l’existence même d’un parking situé à proximité de la plage du ‘Pain de sucre’, dans le voisinage immédiat du complexe touristique. Un parking, de surcroît exploité par un privé. «La direction du tourisme, pour ne citer que celle-là, vient de prouver encore une fois son inutilité. Je me demande aussi pourquoi la commune d’Aïn El-Türck n’a pas inséré cet arrêté dans les journaux pour informer les citoyens sur la liste des plages interdites. A quoi sert un arrêté s’il sommeille dans un carton poussiéreux d’une administrations locale», s’exclame un citoyen qui s’interroge réellement sur le travail de la commission qui a préparé la saison estivale. Où est, dit-il, le travail de promotion du tourisme ? Quelles sont aussi les structures d’accueil et d’hébergement, les campings, le nombre de parkings, d’auberges de jeunesse, d’actions culturelles, d’animations... ? «A l’heure de l’Internet, de nombreuses administrations, membres de la commission de tourisme sont totalement absentes» se désole un autre citoyen. Une manière comme une autre pour dire que rien n’a été fait en terme de prise en charge des vacanciers, et ce, malgré l’existence de cahiers de charges portant sur les occupations commerciales, espaces relevant du domaine public. Il faut dire que la direction du tourisme est loin d’être l’unique administration à être pointée du doigt comme le décrient de nombreux citoyens qui préfèrent se cloîtrer chez eux en l’absence d’existence de programmes culturel, sportif, de loisirs et détente durant cette édition 2007. Même l’ADE, souligne-t-on, a un rôle à jouer, à plus forte raison qu’elle est financée par le ministère des Ressources en eau, pour distribuer gratuitement de l’eau conditionnée dans des sachets au niveau des plages et autres lieux de recréation; des lieux ,bien entendu, dépourvus de fontaine publique. Il importe de noter que pour la seule commune d’Aïn El-Türck, plusieurs plages sont interdites à la baignade à savoir, les Dunes, Piloto, Cap falcon, Aïn safia, Saint-germain. Ne parlons pas des zones de l’est, depuis saint Rock jusqu’au rocher de la vieille, en passant par le Fort de Mers El-kébir. Dans la commune de Hassi ben okba, c’est toute la zone depuis Aïn Franine. Quant à Gdyel, ce sont les plages des Trois filles et Kristel qui présentent un danger pour la santé des baigneurs.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com