Oran - Revue de Presse

Préférant les plages aux communes de l’intérieur



Les Karsan dictent leur loi Les transporteurs affectés à la desserte des lignes de Hassi Ameur, Boufatis, Hassi Benokba et Hassian Toual leur ayant préféré les belles plages du littoral, les habitants que ces comportements, à la limite de l’indécence, irritent au plus haut point, ne cachent plus leur mécontentement et appellent les pouvoirs publics à faire respecter la réglementation.En effet, les Karsan ayant depuis le début de la saison estivale déserté ces lignes, les stations regorgent de voyageurs à la recherche d’un moyen de transport pour rentrer chez eux ou rallier leur poste de travail. Tout récemment, à Hassi Bounif, ils étaient plusieurs dizaines à poireauter, sous un soleil de plomb, dans l’hypothétique espoir d’embarquer. Accompagnés de leurs enfants, ces citoyens couraient après les transporteurs, soi-disant clandestins mais qui, en réalité, travaillent au vu et au su de tout le monde. Face à cette manne et à la forte demande, les « clandestins « ont fait grimper le prix de leur service à 150 dinars la place pour le parcours Hassi Bounif-Hassi Ameur ou Benokba. Ceci n’étant pas du goût des usagers, ces derniers ont manifesté leur vif mécontentement. A ce sujet, on rappelle que la ligne Oran-Boufatis a été récemment renforcée par l’injection de nouveaux bus. Cependant, on signale que, ne tenant aucun compte de la réglementation, les transporteurs affectés à la ligne «2» ne transportent plus les passagers qu’ils font payer 15 dinars, que de la station de Hassi Bounif au lieu de celle de Boufatis pour les conduire à Dar El-Beïda où ils les déposent alors que l’itinéraire va jusqu’à la gare routière d’El-Hamri. Selon diverses sources, mettant à profit l’absence des services de sécurité et de la direction des Transports sur le terrain, ces transporteurs dictent leurs lois afin d’arrondir leurs recettes aux dépens des usagers et de la réglementation. Pour mieux illustrer cette situation, qui n’a pas raison d’être, nos interlocuteurs assurent que, pour aller de leur lieu de résidence à celui de leur travail, ils sont condamnés à prendre pas moins de quatre (4) bus ce qui les oblige à faire des dépenses de plus de 100 dinars. D’autre part, les Karsan se trouvant dans un état lamentable et n’offrant aucune commodité, les usagers sont tout le temps éreintés et ballottés sans ménagement comme du bétail. Face à cette anarchie, qui risque de leur coûter cher, les habitants des zones précitées interpellent les pouvoirs publics desquels ils attendent une meilleure prise en charge de ce secteur. Leurs cris de détresse seront-ils entendus ? M.B.  et Nemili M.
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