Oran - Revue de Presse

Devant le niet de la direction de l’Action sociale



30.000 demandes d’emploi en souffrance à la direction de l’Emploi Finalement, le différend opposant Djamal Ould Abbès à Tayeb Louh à propos de l’emploi, s’est répercuté sur les... chômeurs. A ce sujet, on ap-prend que la di-rection de l’Action sociale de la wilaya d’Oran a refusé de recevoir les dossiers qui se trouvaient depuis 1998 au niveau de la direction de l’Emploi et a demandé aux chômeurs de fournir de nouveaux dossiers. Selon des cadres de la direction de l’Emploi, plus de 30.000 dossiers de diplômés sont déposés auprès de ses services, dans la perspective d’un hypothétique poste de travail. Sur cette importante masse de dossiers, notre interlocuteur confie que la direction de l’Action sociale n’a accepté de prendre en charge que quelque 1450 qui ont été recrutés début 2008 dans le cadre des contrats de pré-emploi. 3400 autres dossiers ont été traités par la DAS et les jeunes recrutés affectés à des activités salariées dans les 26 communes. A la direction de l’Action sociale d’Oran, on assure qu’en attendant la création de nouveaux postes budgétaires, chaque commune recevra son quota de ce genre de recrutement. Interpellé sur le sort des anciens dossiers, un responsable de la DAS a déclaré que les jeunes chômeurs doivent les renouveler. A chaque fois qu’un chômeur dépose son dossier, il recevra un récépissé de dépôt portant son numéro selon un ordre chronologique, assure ce responsable. Notre source déclare que la production de la carte bleue n’est plus exigée dans le dossier. Ce qui est évident, c’est que, désormais, les jeunes chômeurs, tiraillés de partout, sont condamnés à faire des navettes sans fin entre les différentes administrations. C’est aussi la confusion totale entre la direction de l’Emploi, la direction de l’Action sociale, l’ANSEJ et l’ONEM. En effet, ayant déposé des dossiers auprès de l’ONEM, les jeunes ont reçu une carte bleue, à l’Action sociale, c’est une carte de couleur blanche qui leur a été délivrée. Au siège de l’Action sociale, nous avons rencontré une jeune fille qui confie que cela fait 10 ans qu’elle a décroché une licence et qu’elle cherche toujours un poste de travail. Son cas n’étant pas isolé, de très nombreux jeunes, qui n’arrivent plus à comprendre ce qui leur arrive, en sont encore à s’interroger sur le sort des dossiers qu’ils ont déposés à l’ANSEJ, après la suppression, le 31 mai 2008, de certains métiers et professions. Avant cette date, l’ANSEJ offrait 210 projets dans le domaine des services et l’investissement. On fait aussi remarquer que l’ANEM, qui refuse de donner de l’argent aux porteurs de projets et exige la production d’un diplôme et d’une facture proforma, garde toujours des demandes de prêts n’excédant pas les 40 millions de centimes. Une commission paritaire pour l’étude des dossiers des chômeurs A la direction de l’Emploi, on assure que les dossiers fournis par les chômeurs seront étudiés au cas par cas par une commission que président, conjointement, le directeur de l’Emploi et ceux de l’ANEM et de l’entreprise employeuse. A cette fin, l’employeur présentera une fiche technique de ses besoins et il appartiendra à la direction de l’Emploi de sélectionner les demandeurs d’emplois titulaires de diplômes et répondant à ces besoins. Une fois cette étape terminée, l’employeur s’engage, par écrit, à payer au chômeur fraîchement recruté le salaire correspondant au poste qui lui est assigné. Une fois le chômeur recruté, la direction de l’Emploi lui versera pendant un an 12300 dinars par mois. Cette somme sera, cependant, ramenée à 10800 dinars durant les autres 3 années du contrat. Pour les chômeurs sans qualification, des stages de formation de six mois sont prévus auprès des entreprises publiques ou privées. Ils recevront 4000 dinars le mois, en sus de la couverture sociale. A ce sujet, certaines voix assurent que 10 années après leur recrutement, des jeunes n’ont toujours pas reçu de cartes de la sécurité sociale. Toujours à propos de travail, nos sources font état de l’expiration, au cours du mois de juin 2008, des contrats de travail de 3400 jeunes. Depuis, ces jeunes continuent à réclamer le paiement de leurs salaires. A cette fin, la direction de l’Action sociale exige d’eux l’ouverture d’un compte CCP. On rappelle, qu’auparavant, ces travailleurs étaient payés directement par le receveur de la commune dont ils relèvent. De sources concordantes, on apprend aussi que la situation des jeunes ayant travaillé au titre du programme Algérie blanche et du TIP A HUMO mais dont les contrats ont expiré n’a toujours pas été réglée par l’organisme assureur. Ceci étant et l’absence de transparence aidant, de nombreux spécialistes et patrons sont toujours sceptiques quant à l’efficacité du nouveau dispositif de recrutement mis en œuvre début juin de l’année en cours. Pour ces derniers, le nouveau système, dont la réussite dépend de celle des entreprises, doit faire l’objet d’une étude plus approfondie. Autrement, s’interroge-t-on, comment veut-on qu’une entreprise défaillante et qui n’arrive même plus à payer ses employés, puisse embaucher des chômeurs ? Comment aussi atténuer le chômage alors même que depuis 1998 le taux d’intégration ne dépasse guère les 25% dont 3% seulement sont le fait du secteur privé ? Comment veut-on aussi qu’une administration, obéissant aux statuts de la Fonction publique, peut-elle recruter des chômeurs au moment même où elle libère ses propres employés sous prétexte d’inadaptation des postes, entres autres motifs évoqués ? Comment veut-on, que le mécanisme réussisse dans de telles conditions, s’interrogent nos sources ? Selon certains élus, le nouveau système obéit à des considérations politiques et est destiné à maintenir un certain équilibre entre le ministère de la Solidarité nationale et celui de l’Emploi et du Travail. Pour régler ces problèmes, des discussions sont en cours, confie le responsable de l’Emploi et de l’Intégration professionnelle. Benmériem M. et Nemili M.
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