Un autre ghetto aux portes d’Oran !
Estimant que leurs vies sont en danger en raison de la prolifération des insectes, de reptiles et autres rongeurs, les habitants d’El-Oued, un autre ghetto de Sidi El-Khiar, dans la commune d’Es-Sénia, appellent les pouvoirs publics à la rescousse.
Selon nos sources, cette situation est rendue insoutenable par les fortes émanations en provenance d’un réseau d’assainissement hors d’usage du fait des travaux de construction au cours desquels ils ont été animés. A ce sujet, on signale que plusieurs habitations ont été réalisées sur le tracé des réseaux d’évacuation des eaux usées qu’elles ont fini par détériorer. Pour rendre le paysage plus repoussant encore, il y a les immanquables décharges sauvages.Selon nos interlocuteurs, lors d’un premier recensement réalisé en 1993, il n’y avait sur ces lieux que 50 familles. Depuis lors, plusieurs centaines d’autres sont venues s’y installer et tirent leurs subsistances de petits négoces. Ici, point de réseau d’AEP, ni d’électricité d’ailleurs. Pour leur approvisionnement en eau, les gens ont toujours recours aux citernes tractées. Concernant l’éclairage, la majorité des foyers recourent au piquage anarchique à partir des pylônes ou à directement du compteur du voisin auxquels ils paient une partie de la consommation. Ce ghetto n’ayant pas de réseau d’assainissement, chaque foyer a creusé sa propre fosse septique. La voirie étant également inexistante, les automobilistes refusent de s’y aventurer et seuls les tracteurs peuvent y accéder. Que l’on se détrompe, la récente construction sur ces lieux d’une cité de 56 logements n’a pas amélioré la situation. Interpellés à ce sujet, des responsables confient qu’une route devant relier la cité des 56 logements à celle du 5 Juillet sera bientôt réalisée afin de désenclaver les lieux. On rappelle qu’il y a deux ans de cela, l’oued, tout proche, avait débordé endommageant de nombreuses habitations et obstruant le réseau d’évacuation des eaux usées. Appelés à la rescousse, les services communaux ont dépêché leurs agents afin de réparer les dégâts.
Depuis lors, regrettent nos interlocuteurs, les eaux sales se déversent dans la nature. La situation n’ayant pas évolué, pour se détendre et passer leurs vacances, les enfants n’ont plus que les décharges pour se prélasser et où ils s’adonnent à leur sport favori, la récupération du plastique! Les plages, les jardins, les espaces verts et les autres équipements, c’est pour les autres.
Benmeriem M. et Nemili M.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com