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ORAN : TAIEB HAFSI RACONTE SON LIVRE SUR ISSAD REBRAB «La clé de la réussite est l'affaire de toute une équipe, qualifiée et formée»



C'est devant un public nombreux que Taïeb Hafsi, professeur en management à l'Ecole des hautes études commerciales de Montréal et spécialiste des questions de stratégies économiques en Afrique du Nord, a abordé les grandes lignes de l'ouvrage qu'il a consacré à l'industriel algérien Issad Rebrab, qui a pris part au débat, lors d'une rencontre qui a eu lieu ce lundi à l'Institut de développement en ressources humaines (IDRH), en collaboration avec l'INSIM.
L'ouvrage intitulé Issad Rebrab : Voir grand, commencer petit, et aller vite, environ 400 pages, est édité par Casbah Editions. L'auteur y retrace le parcours de l'entrepreneur Issad Rebrab, un portrait exhaustif du patron de Cevital. Pour l'auteur, l'intérêt qu'il porte au profil de l'entrepreneur en général est indissociable de la capacité de reconnaître une opportunité. «Les entrepreneurs comme objet d'étude, c'est très important, l'entrepreneur, ce n'est pas simplement celui qui fait des affaires, c'est celui qui joue un rôle essentiel dans une société, l'entrepreneur est celui qui est capable de reconnaître une opportunité, avec un regard attentif sur l'environnement, une capacité de recul, d'imaginer et puis de trouver où se trouvent les ressources de façon à les mobiliser. La reconnaissance de l'opportunité est une qualité que la plupart des hommes ont, mais qui est très souvent réprimée.». Ce livre fait partie d'une collection sur les grands entrepreneurs algériens, son objectif est pour Taïeb Hafsi «celui de révéler dans ce pays, ce que les gens ont fait de meilleur». En évoquant Issad Rebrab, il dira avec conviction que ce dernier est très mal connu. L'ayant côtoyé depuis 2008 pour les besoins de ce livre, l'auteur considère l'INSIM. que Issad Rebrab est un homme authentique. L'auteur a, durant son intervention, exposé les grandes lignes qui composent son livre, structuré, dit-il, «en quatre parties, où j'évoque la naissance d'un entrepreneur, sa formation, la grande aventure industrielle et la naissance d'une entreprise de classe mondiale, puis je rends compte, à travers une rencontre intime, d'autres données, comme le rapport du personnage à la nation, au village, à la famille, notamment sa relation avec son père et, enfin, à l'entreprise. Le dernier chapitre aborde le regard des autres et la vie d'un homme à l'aura exceptionnelle». Prenant la parole, le P-dg de Cevital, Issad Rebrab, explique son choix d'avoir accepté ce projet de livre sur son parcours écrit par Taïeb Hafsi, alors qu'auparavant, il avait dit non à d'autres qui l'ont sollicité. «Au début, j'avais hésité, je ne voulais pas parler de ma personne, à plusieurs reprises, on m'avait sollicité pour l'écriture d'un livre sur mon parcours. Jusque-là, j'avais toujours refusé», a indiqué Issad Rebrab. Mais il a dit oui, à Taïeb Hafsi, et il s'en explique : «La demande venait cette fois de Taïeb Hafsi, un professeur émérite à HEC de Montréal et membre de plusieurs sociétés savantes de par le monde, auteur de plusieurs ouvrages de référence et plus d'une centaine d'articles dans les revues spécialisées.» Pour Issad Rebrab, son accord était motivé, car il ne s'agissait pas de parler de ma personne, mais de Cevital, une entreprise algérienne qui a bien réussi en Algérie. «Ça a été pour moi sous les conseils de Si Taïeb, un devoir de raconter l'histoire. Raconter une histoire concrète à des jeunes Algériens, c'est surtout pour leur dire, vous devez croire en vous-mêmes pour réussir.» Issad Rebrab estime qu'il est regrettable qu'en Algérie, il y ait d'excellentes individualités, mais «ce qui est malheureux c'est que les gens ne voient pas dans le collectif, leurs propres intérêts. En Algérie, on n'a pas encore l'intérêt collectif, chacun voit uniquement ses intérêts personnels. Je vais vous donner un exemple, nous sommes l'un des rares pays au monde à avoir plus de sept associations patronales. Le fait que ces associations ne parlent pas d'une seule et même voix, le pouvoir profite de cela. Pour avoir un Etat fort, il faut avoir des associations fortes, un patronat, un syndicat et une société civile forte.» L'élément fondamental d'une réussite, c'est la formation, dira Issad Rebrab, qui estime que les meilleurs forment les meilleurs. «Le meilleur investissement, c'est la formation des hommes et des femmes», ajoute-t-il. En guise de conclusion, Taïeb Hafsi dira que ce livre sur Issad Rebrab est destiné à tous les Algériens, considérant que dans la vie des nations, qui est trop lente, les acteurs économiques jouent un rôle crucial. Parmi ces acteurs, dit-il, «les entrepreneurs sont les meilleurs ouvriers, demain sera construit d'abord par ces entrepreneurs, les jeunes qui sont l'avenir du pays devraient regarder de près cette histoire et puiser de l'âme de cet homme et de ceux qui lui ressemblent. De l'inspiration et des ressources précieuses pour la suite, un exemple utile pour le pays, un exemple inspirant pour nous tous».
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