Oran - Revue de Presse

Les travailleurs de l'université d'Es-Sénia montent au créneau



Le personnel administratif, technique et des services de l'Université d'Es-Sénia a décidé de prendre les devants, face à ce qu'il qualifie de « marasme » dans lequel se débat l'université. En effet, ils étaient près de 400 travailleurs à prendre part, hier, à l'Assemblée générale ordinaire organisée par le Conseil syndical des travailleurs de l'Université d'Es-Sénia affilié à l'UGTA. Une assemblée où la parole a été donnée à la base pour dénoncer le calvaire qu'ils endurent depuis près de dix ans. A l'origine de ce mécontentement, une série de revendications non encore satisfaites par la direction. Pour les intervenants, c'est le ras-le-bol général. « Si aucune solution n'est apportée dans les prochains jours, pour prendre en charge les doléances des travailleurs, l'Université d'Es-Sénia sera fermée en guise de protestation », ont-ils déclaré. Les syndicalistes n'écartent aucune hypothèse pour faire aboutir leurs revendications. « Nous en avons marre, rien n'avance et les choses empirent de plus en plus », affirme un membre du conseil syndical. Tout en explicitant la série des contraintes, les intervenants ont précisé que la gestion des carrières du personnel en plus du problème de logements sont la goutte qui a fait déborder le vase. Les travailleurs attendent depuis des années et certains sont même sortis en retraite sans qu'aucune nouveauté ou amélioration en matière de promotion n'ait été apportée. Pire encore, ils dénoncent les anomalies liées à la gestion des primes de rendement où l'ancienne grille de 2001 est appliquée au lieu de celle de 2007. Que se passe-t-il réellement à l'université ? Une question qui s'est posée hier, face à cette colère mal contenue de l'ensemble des travailleurs. Si certains attendent un dénouement de la crise pour pouvoir avancer, d'autres au contraire se disent plus réalistes et demandent carrément le départ de l'actuel personnel qui chapeaute le secrétariat général et les moyens généraux et leur remplacement par des équipes appelées à travailler dans l'intérêt général. « Nous demandons plus de transparence et plus d'écoute de la part des gestionnaires », clament-ils. Dans ce cadre, ils dénoncent le licenciement abusif de deux techniciens supérieurs et demandent leur réintégration immédiate.

Pour les membres du conseil syndical, c'est aux travailleurs que revient la décision finale. Un rapport détaillé sur l'ensemble des revendications sera élaboré à la suite de cette assemblée ordinaire et sera remis au recteur de l'université. Si aucune solution n'est apportée dans un délai de quinze jours, c'est la grève générale de l'université et des sept campus ou la fermeture totale de l'enceinte, a affirmé l'un des membres du bureau, ajoutant que toutes les démarches ont été entreprises avec la direction, mais sans suite.


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