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Les clubs ne peuvent plus recruter à tout-va



Les clubs ne peuvent plus recruter à tout-va
Certains ténors lorgnent désormais l'étranger, notamment la France, pour espérer dénicher les joueurs susceptibles de constituer un possible renfort, à même de permettre à certains clubs en mal de résultat de rebondir lors de la phase retour.A la veille de l'entame de la période des transferts et autres éventuels recrutements annoncés un peu partout au sein de beaucoup de clubs de l'élite, ce nouveau mercato d'hiver qui coïncide avec la traditionnelle fin d'année ne s'annonce guère prolifique, encore moins réellement salutaire pour l'ensemble des clubs des Ligues 1 et 2. Il est vrai que les joueurs d'exception ne courent plus les rues, et sont surtout de moins en moins légion au sein de l'actuel championnat professionnel Mobilis. Pis encore, certains ténors de l'élite lorgnent désormais l'étranger, notamment la France, pour espérer dénicher les joueurs susceptibles de constituer un possible renfort, à même de permettre à certains clubs aujourd'hui en mal de résultats, de rebondir au cours de la deuxième partie de la saison. Un mercato d'hiver notamment très attendu par un club comme celui de la JS kabylie, tant les Canaris du Djurdjura que drive le Français Dominique Bijotat, sont désormais plus que jamais en quête de nouveaux visages, au sein d'un effectif kabyle qui n'a pas vraiment répondu aux attentes de Hannachi. Un boss kabyle qui tourne de nouveau en rond au niveau national et qui s'est tourné une fois de plus vers la France où l'actuel président de la JSK espère parer au plus pressé, en optant pour la énième fois pour des joueurs franco-algériens, devenus nombreux dans le championnat algérien. Le club numéro un de la Kabylie, au même titre que l'ES Sétif, le MC Alger, le CS Constantine, ou bien depuis peu le MC Oran, figurent tous parmi les principaux clubs de l'élite qui ont pris l'habitude de faire appel à des binationaux, avec au final beaucoup plus d'échecs que de réussite. Il est toutefois vrai que certains de nos compatriotes footballeurs résidant en France, ont tout de même connu la réussite avec des clubs algériens de l'élite. Il n'en demeure pas moins que la plupart de tous ces ténors cultivent un terrible paradoxe, tant ils vivent souvent largement au-dessus de leurs moyens. Pour preuve, la plupart des clubs des Ligues 1 et 2 sont en permanence en «récession», au point où ils ne peuvent jamais faire face à une masse salariale, tout simplement exorbitante. Tous ces présidents de clubs, et autres dirigeants qui voient grand, alors qu'ils savent pertinemment qu'ils ne sont pas du tout en mesure de satisfaire les exigences financières de pas mal de joueurs recrutés au départ à coups de millions de dinars, ne font que plonger leurs clubs respectifs dans le marasme. Pour preuve, lorsque des équipes de l'élite se mettent en grève, il est très clair que l'argent en est souvent malheureusement la cause. Pourquoi alors recruter des joueurs qu'on ne peut pas payer' Une question tellement devenue récurrente au sein de la plupart de nos clubs de l'élite, tant la galère dans laquelle s'est «embarqué» notre football national, notamment depuis juin 2010, prend de plus en plus des allures dramatiques, et sans aucun commun rapport avec le véritable professionnalisme. Un véritable marché de dupes au sein duquel des sommes opaques passent de main en main, parfois à coups de milliers d'euros, et surtout le plus souvent par le biais de milliards de centimes algériens. Pis encore, les énormes et importantes subventions attribuées le plus souvent par l'Etat pour venir en aide aux clubs sportifs amateurs (CSA), sont régulièrement «détournées» au profit de tous ces clubs des Ligues 1 et 2, pour payer des joueurs dont la plupart sont menés en bateau par les présidents respectifs. Alors forcément, mercato ou pas, c'est pratiquement partout la même rengaine, et aussi de graves déperditions de milliers de jeunes talents, «victimes» directes d'un système basé essentiellement sur une politique sans foi ni loi, et au sein de laquelle seule la recherche du résultat immédiat prime pour se maintenir à n'importe quel prix. Il est vrai que tous ces clubs de l'élite actuelle, et notamment leurs présidents respectifs, se sont avérés de très piètres gestionnaires, incapables de «s'assumer» comme tels, pour le plus grand malheur et le profond désespoir de jeunes talentueux footballeurs, à l'image de cette EN des U 23 qui vient de contredire complètement une planète- foot nationale de plus en plus «nauséabonde», tant l'odeur de l'argent a contaminé notre sport-roi. Le marché des dupes, via un énième mercato toujours aussi éphémère, va encore mener en bateau bien des joueurs, et surtout bercer «d'illusions sans fin» des milliers de supporters de clubs.


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