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La France rend public le bilan de la « vraie guerre » Mali



La France rend public le bilan de la « vraie guerre » Mali
Trois semaines après le début de l'opération Sevral au Mali, la France daigne faire le premier bilan, parler de « vraie guerre » et annoncer le début du retrait de ses 4.000 soldats. « Quand on a repris Konna et Gao, il y a eu des combats directs avec des groupes jihadistes résiduels », reconnait Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense. Un millier de morts, côté terroristes, lors de frappes aériennes et de combats au sol et 50 à 100 pick-up carbonisés, selon Mathieu Guidère, un spécialiste du monde arabe. « Beaucoup de dégâts humains, plusieurs centaines de morts et beaucoup de dégâts matériels, par la destruction de centres d'entrainement, de caches d'armes, de munitions et de lieux de ravitaillement. Il y a eu, également, plusieurs arrestations de responsables d'Ansar Dine, selon Le Drian, déplorant la mort d'un pilote d'hélicoptère et deux ou trois blessés « sans gravité ». La question du retrait est, désormais, sur la table. Contrairement à son collègue de la Défense, qui reste évasif, il dira qu'« au fur et à mesure que les forces africaines et maliennes seront en situation de nous remplacer, nous nous retirerons ». Laurent Fabius, son collègue des Affaires étrangères, donne même une date. « Dès mars, si tout se passe comme prévu », dit-il, évoquant un passage de relais à la Mission internationale de soutien au Mali, qui doit passer sous la bannière des Casques bleus dès que le Conseil de sécurité définira leur « mandat ». De même que plusieurs pays africains, y compris le Mali, réclament une structure hybride, ONU/UA pour garder un certain contrôle. « La France n'a pas vocation à rester durablement au Mali », ajoute-t-il. « La logique, c'est de permettre au Mali de retrouver l'Etat de droit. Après, ce sont les Maliens qui assureront leur suivi politique. Nous n'avons pas du tout à nous immiscer dans l'évolution politique du Mali. Il y aura des élections, elles ont été annoncées pour le 31 juillet, donc ça vient vite, et, à ce moment-là, un processus démocratique se mettra en place dans le pays, avec l'ensemble des populations du pays », explique Fabius. Pour sa part, Le Drian déclare qu' « à partir du moment où le Mouvement national de libération de l'Azawad déclarera qu'il n'est ni terroriste, ni séparatiste, et qu'il veut rentrer dans le dialogue interne au Mali, il sera à la table des discussions », affirme-t-il, désignant ainsi à Bamako ses « interlocuteurs ».
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