La réalisatrice égyptienne Nadine Khan estime que la conjoncture arabe actuelle est "favorable" à l'émergence de jeunes cinéastes.Dans une déclaration à la presse à l'issue de la projection jeudi soir à la salle "Maghreb" de son film, "Haraj oua Maraj", en compétition dans le cadre de la 7e édition du Festival d'Oran du film arabe (FOFA), elle a souligné que "la situation sociale et politique que vit le monde arabe dont l'Egypte, est une opportunité permettant l'émergence de jeunes cinéastes, au moment où l'on assiste à une quasi désertion de grands producteurs".
"Cet état de fait aura plusieurs répercussions sur le monde des arts, à l'instar du septième art qui nécessite un accompagnement et une adaptation à l'ère des mutations", a-t-elle ajouté.
Elle a également déclaré qu'elle soutient la démarcation du cinéma de thématiques politiques et la poursuite et la concentration des efforts vers la réalisation de films traitant de questions sociales profondes selon une vision et une perspective sociologiques.
La réalisatrice égyptienne a revalorisé, d'autre part, la percée de la femme ayant marqué sa présence en force dans le cinéma arabe, "dans des sociétés dominées par l'homme".
Au sujet du cinéma dit "indépendant" dans les pays arabes, l'interlocutrice a expliqué que cette indépendance a un rapport avec la production, considérant que les cinéastes doivent exceller pour réaliser des œuvres indépendantes du point de vue du contenu, loin de toutes considérations politiques.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz