Oran - Revue de Presse

La baraka d'Obama



Dansles primaires démocrates aux Etats-Unis, Barack Obama multiplie les cartons pleins au détriment de sarivale Hillary Clinton. Ainsi mardi, il a remporté haut la main les suffragesdes militants démocrates dans trois Etats: ceux de Virginie, du Maryland et deWashington DC. Ce qui lui a permis de creuser l'écart avec sa concurrente dansla moisson aux délégués à la Convention démocrate, qui doit désigner en mars le candidatdu parti à l'élection présidentielle.Obama a pris l'ascendant sur Hillary Clintonmais rien n'est joué définitivement, et pour l'un et pour l'autre. Il faudraattendre pour cela les résultats des Caucus qu'organiseront prochainement lesEtats du Texas et de Pennsylvanie. Il n'empêche que le candidat issu de lacommunauté noire fait désormais figure de vainqueur potentiel dans le campdémocrate. Ce pronostic qu'avancent désormais nombre d'experts et depolitologues américains se base sur le constat que la dynamique qui le « booste » n'est pas uniquement le fait d'une solidarité comunautariste. Il est en effetdémontré que Obama a devancé Mme Clinton même dansdes Etats où les votes de la communauté noire ne sont pas décisifs, comme dansl'Iowa par exemple.L'autrepoint fort en faveur d'Obama est que de l'avis de cesmêmes observateurs, sa candidature suscite un engouement extraordinaire dans lajeunesse américaine, ce qui donne lieu à un intérêt sans précédent de cettejeunesse aux primaires qui l'opposent à sa rivale. A cela s'ajoute que parleurs victoires en chaîne, Obama et son camp ont pris un ascendant psychologique non négligeable surcelui de Hillary Clinton. Un ascendant qui pourrait précipiter des ralliementsdécisifs en faveur d'Obama et lui garantir lavictoire finale sur sa rivale.Celaétant, il reste du chemin à faire pour celui qui ambitionne de devenir lepremier président noir des Etats-Unis. A supposer qu'il remporte l'investituredémocrate, il n'est pas assuré de gagner automatiquement l'électionprésidentielle qu'il disputera, comme cela se précise, au républicain John McCain, qui a lui déjà largement distancé dans son camp sesrivaux.Ace stade de la compétition électorale, d'autres réflexes dans l'Amériqueprofonde pourraient se faire jour et handicaper sa marche vers la Maison-Blanche. Ily a d'abord que les démocrates conservateurs, dont le poids et l'influence nesont pas négligeables, sont susceptibles de renâcler à la perspective de la «révolution » que serait l'entrée d'un Noir à la Maison-Blanche etsoient alors tentés de passer outre à la discipline partisane en reportantleurs voix sur le candidat blanc républicain.Acela s'ajoute le fait que des milieux de l'opinion américaine soupçonnent Barack Obama d'être porteurd'idées pouvant mettre en péril les équilibres sur lesquels repose la sociétéaméricaine et d'autres aux intérêts stratégiques des Etats-Unis à travers lemonde. L'expression d'une crainte de la sorte est venue notamment du sein de lacommunauté juive américaine, dont des porte-parole n'ont pas hésité à déclarerque Barack Obama pourraitconstituer un menace pour l'alliance israélo-américaine.Autant de milieux qui seront tentés de se prémunir contre « l'aventure » quereprésente pour eux ce Barack Obamaà la Maison-Blanche.S'ilfaut se garder de pronostiquer la victoire certaine pour Obamatant à l'investiture démocrate qu'à l'élection présidentielle en novembre, il ya par contre à saluer sa performance qui rend désormais moins utopique et doncpossible l'accession d'un Noir à la magistrature suprême dans le plus puissantpays du monde.
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