Nous savons que,
sous nos cieux, la pratique de la politique est bâtie autour de l'axe central
du pouvoir représenté par une coalition de partis et d'intérêts s'interagissant
et, le plus souvent, se neutralisent à l'avantage d'une personnalité sachant
surnager au dessus de la mêlée.
A terme ce jeu
politique malsain, voire machiavélique, pourrait aboutir à un cul-de-sac en
terme de démotivation conjuguée à la perte de la confiance, pour la majorité
des gouvernés, vis-à-vis de ce mode de gouvernance ainsi basé sur les
desiderata des uns sous subordination permanente, d'une part, et l'exclusion de
toutes les voix discordantes à celle du maître du moment, d'autre part. Une
alchimie alambiquée et des plus détonante !
A ce sujet, la récente Histoire mouvementée
du pays l'a maintes fois fait savoir, aux dépens de toutes les strates sociales
confondues, à nos dirigeants qui sont pour leur majorité autistes car imbus
d'eux-mêmes du simple fait qu'ils laissent croire, à l'intention des gens,
qu'ils sont dans la bonne voie et se sentent adulés par une grande partie de
leurs clientèles alors que ces dernières montreront le moment propice -
retournement de situation a l'avantage du nouveau maître -, tout à fait le
contraire que ce qu'elles étaient, et ce, d'une façon indigne voire de
perfidie.
Ainsi, les multiples tragédies du passé
témoignent largement dans ce sens. Ce qui devrait, en principe, susciter les
prudences de la part de gens honnêtes, se trouvant dans les rouages d'un tel
système de gouvernance, à l'encontre des arrangements politiques « coalisés »
actuels. En effet, ces accommodements sont en train de sous-estimer
l'entassement des problèmes et tentent coûte que coûte de les escamoter, et
qu'ils mettent en avant l'impression, savamment médiatisée, que tout va bien du
fait que ce qu'ils tentent de réaliser est à l'avantage de larges pans de la
société, et qu'ils sont entrain d'évacuer définitivement toutes les
difficultés. Pourtant, ils savent que les problèmes de tous ordres sont en
train de submerger les larges couches de la société se stratifiant dans des
ensembles d'habitats concentrés et concentriques. Le tout, aux multiples
risques psychosociaux !
Malgré ces aléas qui planent au dessus de nos
têtes, l'autisme reste de rigueur, et ce, escomptent-ils, grâce à notre vache
laitière en pleine production : les hydrocarbures. Cependant, les autres
embarras, liés aux multiples besoins sociaux, iront en s'accentuant et
agripperont de plus en plus des gens attirés par le bien-être matériel, certes
légitime et nécessaire, mais éphémère et non durable, au lieu qu'ils confortent
celui pérenne défini au bonheur moral car contentant à plus d'un titre pour
ceux sachant apprécier sa valeur.
Par conséquent, ces catégories de gens happés
par la force des choses, resteront centralisés, cloués, et à la merci de ceux /
celui ayant la possibilité, sans partage, de distribuer la rente conjuguée bien
évidemment aux assujettissements pavloviens. Et, donc, l'immobilité et
l'attente des interventions de l'Etat. Cet état d'esprit, aux multiples risques
et lame aux innombrables tranchants, est en vogue ces derniers temps.
C'est comme ça
que ce genre de système fonctionne, s'impose, et…qu'il s'imploserait à terme,
et ce, dans tous les cas de figure et d'une manière ou d'une autre, tout en
sachant que ses adeptes laudateurs sortiront au moment opportun - celui de la
débâcle - le fameux mot d'ordre passe-partout : « Nous ne le savions pas ! ». Alors
qu'en vérité ils savent tout et qu'ils ne l'avouent que lorsque le/ou leurs
parrains ne sont plus de ce monde. Une terrible et lâche condamnation puisque
elle serait faite à titre posthume ! Ce type de système ne tient nullement
compte des états d'âme de citoyens aplatis, souligne-t-on, par différents aléas
arrangeant les affaires des clientélismes en allures avec le temps - à l'image
du caméléon épousant la couleur là ou il trouve son compte -, ainsi confortes
par des cercles et réseaux d'influences, internes et externes, ayant pour seuls
calculs immédiats du genre : « pourvu que ça dure la ripaille et le désordre »
; car ils savent qu'ils ont été imposés, au mépris du simple bon sens et, donc,
honnis par la majorité des citoyens ainsi floués car ne bénéficiant que des
miettes pour subvenir à leurs besoins essentiels qui sont assez satisfaisants
dans quelques domaines seulement pour les uns, et insuffisamment satisfaits
pour les autres grossissants au fil du temps et les problèmes avec.
Ainsi, les comportements arrogants et
agissements démobilisateurs en résultants - dont les passe-droits, le mensonge,
la corruption, etc. -, sévissant pratiquement dans tous les domaines de la vie
nationale, en faits et gestes de gouvernance, semblent s'accentuer au fur et à
mesure que leurs auteurs s'empêtrent, et une partie des citoyens avec, car
impénitents, dans cette ligne de conduite truffée de pièges et d'aléas
imparables par la force de leur imprudence (1)
A titre d'illustration et de démonstration
édifiante, dans le même sens de ce qui vient d'être argumenté ci-dessus, les
récentes déclarations, de la part de certains responsables politiques,
relatives au projet de loi incriminant la période de la colonisation française,
ont été contredites par ceux-là même qui l'ont parrainé dés le début et, contre
leurs propres « principes », s'en offusquent maintenant en disant qu'ils ne
sont pas au courant du processus ayant régi son aboutissement à ce niveau aussi
élevé (2). Et même qu'ils s'en lavent les mains de ce projet de loi pourtant
proposé à l'APN par leur propre député et qu'elle à été avalisée par les élus
des trois partis de la coalition présidentielle. (3). Pourquoi, alors, s'en
laver les mains ? De quelle nature est cette mouche qui les a piqués ? Et pour
quels intérêts et au profit de qui ? Tant de questions !
Il est très possible aussi qu'il y a anguille
sous roche. En d'autres termes, un coup fourré de la part d'aigris, notamment
du parti du FLN, car éjectés contre leur volonté de leurs piédestaux dorés.
Ou bien de la part de cercles du pouvoir
ayant des calculs de géopolitique nécessitant le harcèlement - ou le
conditionnement - de l'establishment Elyséen, aux plans aussi bien des intérêts
ciblés dans les domaines de la politique et de l'économie.
Les soubassements – coups bas – de la
politique, c'est aussi ça ! A-t-on les moyens de faire aboutir ce genre de
stratégie d'influence. Pas si sur car comme dit l'adage : celui qui compte tout
seul, sans tenir compte des calculs d'autrui, pourrait se tromper lourdement :
Liyehsseb ouahdou echitlo. Par conséquent, il y a de quoi s'en inquiéter pour
les autres affaires liées au destin de la nation, car ce destin est à la merci
des faux calculs aussi bien en prévisions qu'en chiffres « comptabilisés »
ainsi que d'autres maux, que des incapables ont généré inconsidérément au fil
du temps, touchant divers domaines socioéconomique, culturel, historique...
A ce dernier
propos et comme une consigne, sine qua non, surgissant des tréfonds occultes
liés à la sauvegarde du pouvoir, dans tous ses états claniques protecteurs
d'intérêts strictement personnels, dont son renforcement contre vents et
marées, et ce, comme à l'image d'associations nationalistes aux noms
prestigieux, qui ont affiché, cette semaine, leur opposition déclarée à la dite
proposition de loi, ci-dessus mentionnée, pour le motif que ce n'est pas…le
moment de le faire. Pourtant des acteurs français de l'époque et leurs
affiliés, le déclarent ouvertement, ne le font pas dans la dentelle, et qu'ils
l'étalent dans la forme et le détail. De quoi les nôtres ont-ils donc peur ?
A moins qu'il
s'agisse de l'adage : Anass yahagrouni, ouana nahgar khayti Aicha : Si je suis
agressé, alors moi j'irais frapper ma sÅ“ur Aicha ! C'est tellement vrai que ce
complexe de la lâche agression est visible dans les faits et gestes de gens ne
respectant que l'affront externe et ne le font nullement lorsqu'il s'agit du
respect y compris vis-à-vis de leurs propres proches et compagnons de combats
d'hier devenus, aujourd'hui, des leurres et potentiels adversaires.
Décidemment, ce « je ne sais pas ! » est
devenu un mot d'ordre, un leitmotiv, datant de la période de l'âge d'or défini
au règne, certes controversé car il n'était pas totalement doré, du défunt
Houari Boumediene - l'homme d'action du 19 juin 1965 renié par ceux-là même tapis
sous son burnous et qui l'ont préparé et cautionner - cachant le contenu de la
poubelle qui, lui-même, l'avait maintes fois désigné , en ces termes, ce
sous-entendu troublant, tantôt en des mots crus tantôt mielleux, à l'intention
de ses proches de l'unité de pensée, d'actions et des destins , aujourd'hui
réchauffée à l'air du temps et conjuguée aux nouvelles entourloupettes
actuelles ne menant qu'au ridicule et …au ras-le-bol.
A l'exemple d'un débat télévisé, le soir du
23/02/2010, par France 24 su les relations algéro-francaises ou un cacique du
FLN, heureusement d'une génération en voie d'extinction, n'a laissé personne
parler et n'écoutait même pas qu'on lui parle et, pour impressionner les
participants à ce débat, monopolise la parole tout en les faisait rire par ses
pitreries de mauvais goût. A ce train-là, des gens devraient s'en
inquiéter de leur devenir et, surtout, de celui de leurs enfants ainsi
désorientés par ces insanités et lugubres comportements contradictoires voire
hypocrites de la part de personnes aux antipodes des aspirations modernistes
des masses juvéniles. A l'image, du trop « sérieux » affiché sur les faciès
émaciés des élèves zouaouistes, virevoltants au gré des humeurs et des caprices
du Cheikh de la zaouïa entre autres exemples mystificateurs en douceurs par
rapport aux intégrismes religieux tout en rudesse et violence. Dans la plupart
des cas, ce type de cheikh laisse entendre que les pertes et profits de sa
baraka sont de sa seule responsabilité exclusive.
Malgré ça, les laudateurs et autres
glorificateurs de circonstances lui attribuent que les bonnes actions et des
intelligences extraordinaires voire des dons du ciel. Ainsi, ils savent, plus
que les autres, dans quel sens il faut caresser les poils de son éminence. (4).
Comme ils sont entrain de le faire, presque
gratuitement de surcroît, un certain nombre de chroniqueurs et autres analystes
en mal de débouchés, et qui espèrent attirer l'attention des Cheikhs afin
qu'ils leur accordent…un simple clin d'Å“il prometteur ainsi conçu dans leur
imaginaire. Pas plus que dans l'imaginaire ! Et qu'ils le savent d'avance en
plus.
En vérité, c'est
tout un héritage d'une certaine éducation où s'entremêlèrent archaïsme et
modernisme discursive de façade (5) En d'autres termes, des mots pour ne rien
dire et qui ne rapportent absolument rien de profitable. Un dicton de chez nous
le stipule en ces termes : Ah ! Si parlote coûte de l'Argent. Pourtant dans les
sociétés qui se respectent et adulent l'honnêteté et les mots de leurs Elites
sincères, tout en s'éloignant autant que possible des maux de l'ignorance et de
la gabegie, et qu'elles respectent les bonnes Paroles et la pénétration des
Médias, aiguillonnent la sincérité et le courage des gens de la Politique,
glorifient et honorent le savoir-faire et la pertinence des Cadres de la
Nation. Et alors ? Alors, ce sont ces ensembles-ci, de connaisseurs et de
connaissances, qui coûtent de l'or. Pas autres choses. N'est ce pas ?
NOTES
1- Les poussins
circulant librement dans la campagne sont souvent piégés pas les fils de laine,
se trouvant dans les sols humectés, les embourbant au fur et à mesure qu'ils
tentent de se délivrer de cette pelote. Alors, coincés, ils ne peuvent bouger. Et
si même que le poussin ferait tout pour s'extirper de ce pétrin, ou que l'on
essaye de l'en débarrasser, de cette nasse, il s'entremêlé fatalement avec les
fils encore plus jusqu'à qu'il s'étranglé définitivement. Un calvaire terrible,
pathétique ! On dit : Que peut-on faire lorsque El felouss : le poussin - ou encore
le novice en hautes voltiges politiques - ; ikarbaâ : s'embourbe - ou encore
manipulé par de vieux…coqs de la politique politicienne -?
2- Un hôte louant
une chambre dans un vieil hôtel lequel avait un seul WC dans la cour et qu'il
était déjà occupé au moment ou ledit locataire pris par un mal d'estomac, au
milieu de la nuit, voulait faire ses besoins. Impatient, il trouve une idée :
utiliser un journal comme pot de chambre. Après le soulagement, il prit le
journal et le jeta dans la fenêtre s'ouvrant sur un débarras commun central. Manque
de… pot, le journal prend la direction du plafond du corridor et éparpille tout
le contenu. Eberlué, confus, il regarda son oeuvre. Toute la nuit, il ne savait
quoi faire. Tôt le matin, il guettait le moindre bruit. Enfin, comme une
délivrance, il voit la femme de ménage circuler dans le couloir. Il l'appelle
tout doucement, et lui dit : écouter Madame, de grâce secourez-moi. Voyez- en
pointant son doigt vers le plafond -, je vous donne 500 DA si vous lavez ce que
j'ai fait là. Mi-amusée, mi-éberluée, elle lui répond : Non ! Moi je vous donne
1000 DA, Monsieur, mais dites moi seulement comment vous avez pu faire cette
prouesse ?
3- D'après les
propos de ténors, de la majorité parlementaire, rapportés en grande manchette
page 01 par le quotidien El khabar du 18/02/2010, le parti du FLN, en principe
héritier du majestueux front commun de résistance qui avait victorieusement
combattu le colonialisme, se prélasse malheureusement aujourd'hui sans retenue
dans le ridicule et la contradiction. A ce sujet, ces mentors ont ajouté,
également, qu'ils ne sont ni contre ni pour ladite loi ( ?) et que les crimes
du colonialisme ne nécessitent pas de lois pour les condamner ( ?). Et pourquoi
les députés français honorent le colonialisme par la loi du 23 février 2005 ? Ah
! Langue de bois quand tu nous tiens par le blabla. Et la discipline de la
fourberie !
4- Un ancien
membre supérieur du sérail tout proche des hautes sphères du pouvoir avait,
lors de la première campagne électorale présidentielle dans l'Algérois, osé
faire laisser entendre aux gens venus l'écouter que c'est grâce à son candidat
que le ciel à fait tomber de la neige tout en ouvrant la fenêtre en face des
montagnes de Chréa. Un blasphème du temps des idolâtries. C'est à ce titre,
justement, qu'il a été lamentablement déchu par celui censé le protéger puisque
il l'avait comparé, oh là ! À l'Incomparable : Le Seigneur, des deux mondes,
ayant ses propres lois et voies impénétrables. Le Saint Coran, le fait
stipuler, dans plusieurs versets, comme suit : Adore seul le divin Créateur
éternel et non le crée comme toi vaniteux et périssable. Ledit laudateur exclu
le sait que trop bien !
5- Pendant l'ère
du parti unique, un de ses importants caciques, Que Dieu ait son âme, avait
fait une conférence « daltonienne » à l'intention des militants d'une grande
Kasma du sud-est du pays.
Après son show, le mouhafedh le félicita pour
son savoir parler. Ce ténor de grande pointure, premier dirigeant de la
Direction centrale du parti, lui répondit : Sache une chose, mon ami, que tant
qu'il y a du grain : des paroles pour la consommation ; a moudre au moulin : de
les répéter sans que les consommateurs s'en aperçoivent ; ça irait dans le sens
que nous souhaitions. Et quand il n y aurait ni grain, ni moulin, ni… « Bétail
» ; débutera alors pour nous le compte à rebours accéléré par « le temps des
vaches maigres ». Le 05 octobre 1988 est l'exemple hautement démonstratif du
genre allant dans le sens de ses confidences et de ses vaticinations !!!
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Brahimi
Source : www.lequotidien-oran.com