Et de deux ! Après le ministre de l'Agriculture et du développement rural, c'est au tour de son collègue, le ministre des Affaires religieuses et des wakfs d'être éclaboussé par un scandale, qui remettrait en doute jusqu'à la foi des gouvernants. Le ministre des Affaires religieuses se doit d'avoir un rôle éducateur avant toute chose. La République le place, en principe, parmi les départements les plus à même d'être ses porte-parole en matière de droiture et de légalité. Il se doit d'être ainsi parce qu'en consacrant sa religiosité dans la loi suprême qui est la Constitution, l'Etat accorde systématiquement et implicitement aux affaires religieuses un rôle avant-gardiste en la matière. Seulement, les choses ne se passent pas comme le veut la règle, ceci s'il en existe une pour gouverner. Il y a quelques jours, on entendait Cheikh Bouamrane, le président du Haut conseil islamique (HCI), vociférer à travers les ondes de la Radio nationale pour dénoncer l'instauration d'une caisse officielle pour la zakat (sandouk ezzakat). Cheikh Bouamrane n'y est pas allé avec le dos de la cuillère. « Je le dis et je l'ai déjà dit, j'ai même saisi le ministre des Affaires religieuses par écrit, l'Islam oblige les Musulmans à s'acquitter de la zakkat directement au profit des personnes défavorisées, le ministère n'a aucun droit de la collecter, c'est illicite ! », a-t-il souligné avec grande conviction.
«L'Etat, c'est moi !»
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ghania Oukazi
Source : www.lequotidien-oran.com